‹ L'hermite en RussieChapitre 30 sur 91 · LE DUC DE SERRA-CÀPRIOLA · texte numérisé non relu

LE DUC DE SERRA-CÀPRIOLA

Won/acifi invinias mvlHs e mitBbus unmif

Virtutis pretium qui putet esse sut * * «.

OviDt , Lettre III.

A peine trouve rez-vons nne pefionne entre nillé qui veuille tmbrasier la Tertn pour eUe-mème.

ït est tombé ce pilier de l'honneur, eé Nestor des diplomates, ce modèle du vrai mérite : le duc de Serra Capriola , ambassadeur de Naples près la cour de Russie, s'est éteint le mercredi , 27 novembre', entouré d'une famille qui le vénérait , parlant de sa fin avec courage ; résigné et plein de foi dans la miséricorde de Dieu. Sa mfort fiit chrétienne comme sa vie , tous ceux qui le connurent sont consternés ; quel hommage qu'une douleur unanime! Les joies sont suspen*. dues , les salons sont à la tristesse. « Le duc est

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mort! » voilà Tunique terte des conversations. La perte d'un homme de bien laisse un vide effirayairt dont la pensée s'afflige-, il était si bon ce noble viefllard , si bienfaisai^t , si aimable , si gai! il comprenait si parfaitement rhonneur dans toute l'acception de ce vieux mot , dans toute la pureté de cette source des plus grandes choses ! Pendant quinze an^.^ entouré de sédu^îons et d'amorces, il en triompha^ toujours; il n^eut cas mênie à se reprocher la plus légère hésitation : les trônes illégitimes convoitaient cette proie, qui eût ét^ honorable pour les ravisseurs ; la conquête du duc fut tentée plusie^ fois ^ , mais les négociateurs des plus brilI^Xs traités échouèrent auprès d'un vieillard! c'était

une ame forte , dans un corps débile. Les cou-

* Un général , en mission , offrît de U part de. son maître au duc de Serra un régiment pour son ûls. {/ambassadeur répliqua que si son fils était capable d*accepter cette offre , il l'étranglerait de ses mains. En disant ces mots, il était tellement pénétré de son sujet , qu*i] prenait le général à la gorge pour lui faire mieu» sentir son refus. Ce dernier, respectant dans le duc- son ancien caractère diplomatique , se contenta de lui dire : « Monsieur le duc, vo^ paroles- me suffisent; le geste n'ajoute rien à ma çonyiction. >»

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