LE DUC DE SERRA-CÂPRIOLÂ
derniers jours de sa vie , et on dit que , plusieurs ^ heures après la mort , sa figure portait encore Tempreinte des aiïeAions pieuses et tendres de son cœur. Une fin si douce et si calme est le juste prix d'une yiè irréprochable. Il est permis de douter que ce beau caractère fût toujours resté à la même hauteur , avec cette opiniâtreté dont se lasse notre faible nature , » la religion eût manqué à ses vertus. Voyez quel ascendant exerce sur notre capitale une fin si édifiante ; plus on Tadmire . plus on pense àl'imiter ; allons, ajouta la princesse , il ne faut pas trop^désespérer des hommes, lorsque de grands exemples ont encore sur eux un si grand empire. »
J'aimais, à entendre cette princesse adresser de si justes gommages à la mémoire du duc de Serra ; nous étions venus chez elle avec un sentiment de tristesse et de découragement ; nous quittâmes le salon doucement préoccupés de ré-^ flexions consolantes et salutaires. Tel est le charme attaché à la société d'une femme aussi distinguée par les richesses de l'ame que par celles de l'esprit.
î82 LA FORTUÎÏE PUBLIQUE.