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ductions qui doivent le faire mieux connaître.
Mes efforts , je le répète , ont eu pour but unique de peindre les diverses classes , les usages , les mœurs nouvelles , et ce qui reste des anciennes c outumes , les principales institutions , enfin , les fêtes nationales , tant profanes que sacrées :
cette partie me semble avoir été négligée dans les narrations de beaucoup de voyageurs. Les grandes joies et les grandes tristesses d’un peuple sont des pierres de touche ; les hommes pensent tout haut dans ces manifestations solennelles de sentimens pénibles ou joyeux , et c’est alors que l’observateur a beau jeu pour les peindre. Les deux Nouvelles que contiennent les second et troisième volumes inspireront, j’ose l’espérer, un vif intérêt de curiosité à mes lecteurs. Toutes deux sont historiques, et offrent une fidèle peinture de mœurs et d’habitudes nationales.
Je dois le dire avec franchise, cet
AVANT-PROPOS
ouvrage s’adresse particulièrement aux gens du monde ; c’est à eux surtout que j’ai voulu donner une idée exacte de la Russie ; mes peintures offrent au moins l’attrait de la vérité. Je serais bien payé de mes courses lointaines et de mon travail , si le lecteur pouvait éprouver un moment d’illusion , et se dire en posant le livre : « J’ai été en Russie , je connais les Russes. »
N. B. Il est nécessaire de faire observer que tous les noms de baptême disséminés dans cet ouvrage sont des noms en l’air dont je me sers pour l’intérêt du récit. Il n’en est pas de même des noms de famille qui s’y trouvent : ceux-là ne sont point supposés.
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