‹ L'héroïne chrétienne du CanadaChapitre 31 sur 197 · LIVRE I. — CHAPITRE II · texte numérisé non relu

LIVRE I. — CHAPITRE II

Enfin, ajoutent ses Maîtresses, "lorsque " par ménagement pour les personnes qui " les lui offraient, elle acceptait ces objets <{ et ces douceurs par pure politesse, ce " n'était que pour les distribuer ensuite à " celles de se3 compagnes à qui ces petits " présents pouvaient faire plaisir," trouvant ainsi dans le généreux abandon qu'elle leur en faisait, le moyen de pratiquer la charité envers elles, sans se relâcher en rien de son amour pour la mortification.

Si l'on voit quelquefois des enfants assez éprises de l'amour d'elles-mêmes pour refuser de faire part aux autres des friandises qu'on leur donne ; si l'on en voit qui se réservent à elles seules l'usage de leurs objets d'amusement, sans souffrir que les autres s'en servent ou y touchent ; on en trouve, il est vrai, d'autres en plus grand nombre, qui par bonté de cœur, ou par vertu, se font un plaisir de les mettre en commun avec leurs petites compagnes. Mais qu'une enfant soit dans l'habitude de se priver elle seule de ces sortes d'objets, pour en laisser l'entière

ouissance aux autres : c'est ce qu'on ne vit

peut-être que dans la jeune Le Ber, que Dieu voulut donner en effet, à toutes les jeunes pensionnaires pour un parfait modèle de mortification et de douceur.

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