‹ L'héroïne chrétienne du Canada ou Vie de Mlle Le Ber [microforme]Chapitre 178 sur 220 · LIVRE IV. — CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

LIVRE IV. — CHAPITRE IV

sa toux qui la dominaient et l’entrainaient malgré ele: cette sainte malade ne pouvait s’en consoler; et en demandait humblement pardon à Dreu et à tous ceux de qui elle pouvait avoir été entendue.

Les Sœurs de la Congrégation, allarmées de son état, craignaient d’être privées de la consolation de la revoir avant son décès ; et plusieurs obtinrent d’entrer dans sa cellule. Mais elle les vit sans ieur parler, ni sans rien perdre du profond recueillement de son âme. Pour cela, elle voulut, que la personne chargée de la servir, se tînt tou- Jours auprès de son lit, pendant ces visites ; et qu’elle répondit elle-même, le plus brièvement qu’elle le pourrait, à toutes les Sœurs qui s’informeraient de son état.

Plus occupée de l'éternité, que du sujet des conversations, elle paraissait toute absorbée en DIEU; quoique pourtant, il n’y eût rien que de serein, de doux et de gracieux dans l’expression de sa figure.

Le premier jour qu’elle avait pris le lit, elle n’avait pas manqué d’y réciter toutes ses prières vocales, qui étaient en grand

no anis sans

Page 1