‹ L'héroïne chrétienne du Canada ou Vie de Mlle Le Ber [microforme]Chapitre 206 sur 220 · DE PR · texte numérisé non relu

DE PR

pays, dit-elle, se joignirent à M. Charon, et con- “ sacrèrent leurs biens et leur personne, au ser- “vice des pauvres; mais dans la suite ils se “ retirèrent. Il n’y eut que M. Pierre Le Ber, ‘ qui fut constant, et qui vécut d'une manière très ‘ édifiante dans cette nouvelle maison, où il mourut ‘“ en réputation de sainteté.”

Son affection pour cette Communauté parut assez, par ses dispositions testamentaires, qu'il dicta le 11 mars 1707, laissant aux Frères hospitaliers 500 livres de rente perpétuelle. Il n’oublia pas non plus la chapelle de Ste. Anne, monument de sa piété singulière envers cette Ayeule du Sauveur : car il ordonna, qu'après son décès on achevât, sans délai, le tabernacle qu'il avait fait faire, pour le sanctuaire, et qu’on eut soin de le dorer, Comme plusieurs de ses parents n'étaient pas dans un état d'aisance, il leur légua 1000 livres et une pareille somme à son cousin Barroy, qui était attaché à son service: le priant de se souvenir de lui devant Dieu. Il laissa pareillement, diverses sommes aux Récolets de Ville-Marie, aux pauvres de l'Hôtel-Dieu et à l'Eglise paroissiale; et chargea M. Louis Lemoyne, Baron de Longueuil, son cousin, d'exécuter ses intentions.

Nous pouvons remarquer ici, que M. Pierre Le

Ber fut le premier d’entre les Canadiens, qui cul-

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