CHAPITRE III
LA MORT ÉDIFIANTE D'UNE DES SŒURS DE LA CONGRÉGATION DÉTERMINE M'’ LE BER, A VIVRE ENTIÈREMENT SÉPARÉE DU MONDE, ELLE FAIT VŒU DE CHASTETÉ POUR CINQ ANS.
La sainte amie, dont on vient de parler, parvenue déjà, malgré son jeune âge, au comble de la vie parfaite, était un fruit mûr pour le ciel; et il semblait que M'e Le Ber ne l’eût connue, que pour en faire à Dreu un sacrifice d’agréable odeur, qui devait faire descendre sur elle les bénédic-
tions les plus privilégiées et les plus abon- dantes. Au lieu que les amitiés humaines, qui n’ont pour principe que la nature, séparent les cœurs d'avec Dieu, en les unissant les uns aux autres : les amitiés