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EST RESPECTUEUSEMENT DÉDIÉE

Je dois l’idée de cette modeste publication à quelques amis : Je leur en devrais le succès si elle était bien accueillie.

L’Henoïsme er La Parri sont deux essais que j’ai faits au milieu d’occupations d’un autre genre et qui ne

me laissaient guères de loisirs. Ilssont tous. deux l'expression de sentiments peutsêtre plus spontanés que raisonnés ; dans ces deux essais j’ai laissé parler le cœur, j’ai écouté ses inspirations et les ai subies volontiers.

L'esprit a besoin de repos, et l’hogme livré. au travail demande par fois à l'imagination une fleur pour cliarmer sa vue et au cœur un sentiment qui le ramène à la poésie de ce qui l’entourre.

Inutile de dire que L’HeroïsmEe est un travail imparfait ; le cadre nécessairement étroit et la forme toujours si exigeante d’une lecture publique ne pouvaient permettre que l’esquisse rapide d’un sujet aussi vaste : cette lecture pourrait servir de sommaire à un ouvrage qui serait digne du rêve d’un publiciste.

Voilà qui désarmera la critique si elle n’obéissait pas d’ailieurs à l’indulgence qu’elle peut difficilement refuser aux premiers pas d’un jeune homme, dans les sentiers si ardus de la publication.

J'aime la critique et m’en sert quelques fois; je me rappellerais même, au besoin, la malice d’anciens confrères et amis; je n’ai oublié ni ces derniers ni l’esprit de quelques-uns d’entre eux que je retrouve encore aujourd’hui,dans mes agréables pérégrinations à travers la presse canadienne. Aussi rendrais-je volontiers hommage à la malice des uns et à l’esprit des autres, si mes loisirs et une première tentative me permettaient d’en tenter une seconde.

En dédiant cette modeste publication à Monsieur le Président de L’Insrirur-Cananten de St. Hyacinthe, je cède plutôt à un sentiment que je ne subis une convenance ; la bienveillance avec laquelle on a paru accueiliir L'Heroïsme, je la dois à Messieurs de L’Insmrur sous les auspices desquels ce faible essai se trouvait placé : Je leur dois, au moins, ce léger tribut, que je suis heureux de leur rendre dans Ja personne de leur digne Président.

Honoré MERCIER.

St: Hyacinthe, 12 juillet, 1865.

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