‹ L'heure décisiveChapitre 4 sur 62 · AVANT-PROPOS VII · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS VII

inquiète, à la renaissance imprévue de la Grèce ^ déjà maîtresse de la mer Egée et des îles qui la peuplent^ demain peut-être de l'Adriatique. Entre elle et V Autriche^ il ny a plus d'autre lien que leur commune déception. Combien de temps les tiendra-t-elle unies?

La grande l'évolution orientale pose, à la fois, toutes ces questions. Elles portent en elles l'avenir de r Angleterre et celui de la France.

L'Angleterre, menacée dans sa domination commerciale, sur tous les points du globe, par la concurrence germanique, ne peut, quelles que soient les tendances de son Gouvernement, laisser la main de l'Allemagne s'étendre vers la mer du Nord, son rempart naturel, ni comprimer la Méditerranée, son artère vitale. De là naîtra presque infailliblement, le choc, depuis si longtemps suspendu entre les deux rivaux.

La France, en d'autres temps, libre de ses mouvements, eut peut-être, par d'audacieuses initiatives, pu tourner à sa gloire les événements, auxquels le malheur, dont elle traîne le pesant fardeau, l'a réduite à nassister qu'en témoin. Cette réserve cependant ne suffit pas à la préserver. Gardienne malgré tout, contre l'Allemagne envahissante, de l'équilibre des nations, elle demeure, par sa position géographique, par

Page 1