VIII AVANT-PROPOS
sa force encore redoutée^ par sa richesse toujours enviée, destinée aux premiers coups de Vinévitable conflit, ou tant d'intérêts contraires sont fatalement en tiennes.
L'internationale financière, insensible aux mouvements nationaux, a pu, jusquici, les retarder. Le jour ou elle en sentira rapproche irrésistible, elle ne songera plus qu'à en gouverner rexplosion au mieux de ses intérêts. L'internationale ouvrière, poursuivant son rêve humanitaire, peut y opposer les manifestations du pacifisme cosmopolite. Quand l'heure sera venue, ses vains discours seront étouffés par la brutalité des faits. Cette heure, ce ne sera plus la volonté des rois qui la marquera, mais Vinstinct des peuples qui en discernera, tout à coup, le glas formidable.
En quel état nous trouvera-t-elle? Cette poignante interrogation revient à toutes les pages que je jxissemble ici. Elles ne sont pas le téméraire appel d'un cœur de soldat au hasard d'une guerre préméditée, mais l'avertissement réfléchi d'un [jatriote attentif à la menace d'une guerre inévitable.
L'accueil chaleureux qu'elles ont trouvé dans les jeunes générations en a soutenu le labeur et récompensé l'effort. C'est à elles que je les offre, comme un témoignage de confiante espérance.
AVAIST-PROPOS IX
J'en écris la dernière durant V accalmie qui marque le centime du cyclone^ où tourbillonne le destin de notre patrie. Puisse-t-elle en profiter pour fortifier son armée, pour ajfermir ses alliances^, et se tenir ainsi prêt^, quels que soient les événements, à remplir fièrement la mission quelle tient de sa glorieuse histoire.'
Puisse-t-elle, aussi, dans cette attente de r obscur lendemain, adjurer les haines sectaires et les discordes politiques, pour unir tous ses enfants à l'abri de son drapeau, et se souvenir, à rapproche du devoir suprême, du vieux cri, si souvent redit dans ses longues annales : (( Dieu protège la France! »