TL — L'HEURE EN PATHOLOGIE
Cette question a été traitée par LAIGNEL-LAVASTINE, dans un article intitulé « La Clinique du Sommeil » et publié dans le Journal Médical F1 rançais, en 1926; nous lui ferons de larges emprunts.
De nombreux syndromes apparaissent ou He nient des paroxysmes pendant la nuit. | La laryngite striduleuse réveille l'enfant en sursaut vers le milieu de la nuït; la crise d’asthme débute elassiquement la nuit. La dyspnée de l’asystolique s’exagère la nuit, mais peut-être est-ce la conséquence de la position couchée; il en est de même des douleurs de : l’artérite oblitérante. Les indigestions réveillent le malâde vers 1 h. du matin dans un état plus ou moins nauséeux; le réveil anxieux et dyspeptique a lieu vers la même heure, la douleur est généralement atténuée si le malade reste éveillé, ce qui fait penser que le sommeil est un facteur important. L’anxiété de l’aérophagique apparaît la nuït à la fin du premier sommeil, mais elle est précédée d’une tension abdominale avec compression cardiaque par l’estomac distendu qui met ‘en évidence le rôle important du facteur mécanique. Les crises de l’entéronévrose mucomembraneuse apparaissent le plus souvent la nuit. Les coliques hépa-
thiques et néphrétiques sont-elles plus fréquentes la nuit que le jour, se demande LalGNEL-LAVASTINE ? Il a tendance à le croire; mais une première impression ne saurait, dit-il, remplacer une enquête méthodiquement menée, qui manque encore. Les névralgies et les myalgies nocturnes sont bien connues, elles semblent tenir à un abaissement du seuil de la sensibilité cénesthésique, les centres conscients de la vie de relation étant inhibés par le sommeil, et surtout à l’inhibition de l’ortho-sympathique qui aurait comme conséquence l’augmentation de la sensibilité.
Pour LalGNEL-LAVASTINE, beaucoup de ces faits s’expliqueraient par un déséquilibre du système neurovégétatif avec prédominance du parasympathique. La vagotonie est en effet un des éléments de la plupart de ces syndromes (Asthme, nausées, etc.).
Il semble que l’augmentation de tonus du système nerveux végétatif avec prédominance du parasympathique que l’on observe la nuit puisse s'expliquer en partie par ce fait que l’inhibition pur les centres supérieurs qui joue à l’état de veille n’intervient pas pendant le sommeil,
L'attaque de goutte avec sa sédation brusque sub galli caniu suggère l’intervention d’un facteur cosmique ou D te