DOMREMY — L'ENFANCE D'UNE SAINTE
sera, pour sa patrie agonisante, une Libératrice telle que jamais l'Histoire n'en connut.
Elle est la fille de paysans à l'allure simple, au cœur noble. Jacques d'Arc, le père, originaire, dit-on, de Céfonds, près Montier-en-Der (i), au diocèse de Troyes, est venu se fixer à Domremy de Greux avec Isal3elle Romée, son épouse (2) . Ils ne sont pas bien riches (3) ; ils
LA MAISON XATALE DE JEANNE D ARC, A DOMni.MY
(D'après une gravure de Tannée i8j8.)
possèdent une petite maison, gentille et proprette, située près de l'église, à quelques pas d'un ruisseau. Travail-
(i) Déparleiiicnl de la Haiilc-Marnc.
(2) Née à Voiithon, près Donireiny.
(3) Non miiUuin dhnles. (Voir les dépositions des témoins de Domremy (Réhabilitation), dans le magistral ouvrage de Jules Quicherat, auquel il faut toujours revenir : Procès^ de condamnation et de réhabilitation de Jeanne d'Arc, dite la Pucelle, publiés par la Société de l'Histoire de France ; — t. Il, p. 385 et suiv.)
lant coiirag^eusemcnt, et lidèle à sa devise : « Vive labeur ! » Jacques gagne à la sueur de son front de quoi nourrir sa famille. Sa bonne femme l'aide de son mieux. Ils ont déjà trois garçons, quand le bon Dieu leur envoie cette petite fille.
Jacques d'Arc et sa femme étaient des catholiques pieux et fervents; certains pensent même qu'Isabelle