‹ L'histoire d'un drapeau grand drame militaire en douze tableauxChapitre 15 sur 77 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

Les MÊMES , ANTOINETTE, en vivandière.

ANTOINETTE

Et moi je n’aime que ça, les-z-liéros !

BOUDINIER.

MOLINCHON.

La citoyenne Échalotte 1

ANTOINETTE

Je ne m’appelle plus Échalotte.

C’est-y bientôt, toyenne Antoinette, que vous choisirez un mari parmi nous deux?

MOLINCHON.

Vous savez combien je vous idole, Échalotte?

ANTOINETTE

Je vous dis que je ne m’appelle plus Échalotte, je me suis épluchée de ce nom-là sous les drapeaux.

Que ça soye dessous un nom ou dessous un autre, tu n’en es pas moins agréable. Antoinette.

ANTOINETTE

A la bonne heure ! c’est gentil ça, et puis c’est dit par un brave, et je ne me déferai de mon cœur qu’en faveur d’un brave, moi!

B0UD1N1ER, avec fatuité.

Je serai son heureux vainqueur.

ANTOINETTE

Ah! c’est pas vous, conscrit Molinchon, qui trouverez de ces choses-là.

MOLINCHON, tendrement.

J’en trouve des bien plus jolies, Échalotte.

ANTOINETTE

Et pourquoi que vous ne les dites pas?

MOLINCHON.

J’ose pas.

ANTOINETTE

Hum ! ça se dit soldat français et ça n’ose jamais rien !

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