LANNES
Une nouvelle est rapidement parvenue dans les hôpitaux de Milan, de Crémone, de Lodi : l’armée est en péril. Oui, l’armée est en péril ! Alors, vous auriez vu, général, ceux qu’accablaient la fièvre et de graves blessures se soulever sur leur lit de douleur avec des regards de colère, des gestes menaçants; malades ou blessés, tous ont voulu rejoindre leurs drapeaux , tous ont oublié leur souffrance pour ne songer qu’à la patrie.
BONAPARTE, leur serrant la main.
Ah ! les braves cœurs ! Que le Directoire nous abandonne, avec de pareils soldats comment craindre une défaite? (n fait
un signe à Vaubois, celui-ci remonte vers le fond. Nouveau roulement de tambours. Tout le monde rentre en scèner Bonaparte monte à cheval.)