SCÈNE IL
Les MÊMES, AUGEREAU, UN LIEUTENANT, portant le drapeau, JE- ROME, FRANÇOIS et SATURNIN.
(Le combat s’engage avec rigueur. Un gros 4’Autrichiens, commandés par le colonel et par Wolf, les attaquent. Au milieu du combat qui s'engage, le porte-drapeau tombe ; Wolf et François l’aperçoivent en même temps, et, s’élançant vers lui tous deux, s’approchent en même temps pour saisir le drapeau, leurs deux mains se rencontrent, ils se regardent et se reconnaissent.)
FRANÇOIS
Frédéric Wolf!..
WOLF
François!..
FRANÇOIS
Ose, donc y toucher!., ose doilc porter une main sacrilège sur le drapeau de ton pays!..
WOLF
C’est celui que Marie a hrodé, celui qfte tu as juré de défendre !.. Je veux qu’en mourant tu le voies entre mes mains !
(U se relève, va pour frapper François de son épée ; celui-ci la lui arrache et la jette loin de lui. François saisit le drapeau, dont il lui présente la lanoe.)
FRANÇOIS
Wolf, ce n’est pas aujourd’hui qu’il subira la honte d’être enlevé par toi !.. A moi! les enfants de Paris!.. (Jérôme. Saturnin et plusieurs soldats accourent. Le combat s’engage de nouveau; les Autrichiens sont repoussés et traversent le pont. Augereau court à leur poursuite après en avoir noyé un grand nombre.)