SCÈNE V
Les MÊMES , WOLF, paraissant au fond.
WOLF, à part. '
Je ne m’étais pas trompé. Écoutons!
FRANÇOIS
Enfin!
MOLINCHON.
Enfin, le cher drapeau est au fort Saint-André.
TOUS
Au fort Saint- André!
BOUDIN1ER, cherchant.
Saint-André...
C’est là, nous l’y avons vu.
WOLF, à part.
Bien !
MOLINCHON.
Ça n’est gardé, vu les besoins de la guerre, que par quelques invalides; et trois ou quatre gaillards vigoureux et bien armés auraient facilement raison des vieux restants d’hommes qui nous ont fait visiter le fort.
FRANÇOIS
Nous nous en chargeons, Jérôme et moi.
Jérôme'.
Mais des armes ?
Voilà des clarinettes de poche, (il tire de dessous sa robe de grands pistolets.)
MOLINCHON, même jeu.
Et voilà mesdemoiselles leurs sœurs.
FRANÇOIS, prenant deui pistolets.
Au fort Saint-André! dans un quart d’heure nous y serons.
WOLF
J’y serai avant toi, François, (il sort.)
JÉRÔME
Partons ! ,
SATURNIN. i
Oui, partons!
l’histoire d’un drapeau.
MOLINCHON.
Minute, j’ai encore un mot à dire.
' JÉRÔME
Parle.
1 MOLINCHON.
D’abord le lieutenant, vu son uniforme, ne peut pas en être...
FRANÇOIS
C’est vrai.
MOLINCHON.
Ensuite, vous voilà donc partis pour Saint-André, n’estce pas?