‹ L'histoire d'un drapeau grand drame militaire en douze tableauxChapitre 46 sur 77 · JÉRÔME ET FRANÇOIS · texte numérisé non relu

JÉRÔME ET FRANÇOIS

Oui, oui.

Vous arrivez, vous demandez à voirie drapeau, pas vrai?

FRANÇOIS

Sans doute.

MOLINCHON.

On vous donne une escorte, et, au lieu de vous mener au drapeau, on vous conduit au corps de garde, où cette canaille de M. Wolf vous attend avec vingt ou trente hommes, et vous êtes fusillés comme espions.

SATURNIN ET JÉRÔME

Comment?

FRANÇOIS

Qu’est-ce que cela signifie?

MOLINCHON.

Ça signifie, mon commandant, que le brigand était là qui nous espionnait, et que je l’ai fourré dedans, voilà.

TOUS

Wolf!

Enfoncé le Kinserlick!

MOLINCHON ET BOUDIN 1ER, dansant.

La i-tou la la la, la i-tou. (bis.)

FRANÇOIS

Quoi! le misérable...

Je l’ai envoyé à Saint-André, et c’est là-bas, au grand fort, que notre cher étendard e3t prisonnier.

* FRANÇOIS

Ah! il sera bientôt libre... une fois entre nos mains, nous couperons la hampe, nous cacherons l’aigle et le drapeau sous nos vêtements, et, au péril de nos jours, nous traverserons les lignes ennemies. Allons, et que Dieu nous protège !

JÉRÔME

Partons !

TABLEAU VH.

Eh bien ! et nous donc?

Et... nous donc?

MOLINCHON.

FRANÇOIS

Soit; venez, venez.

MOLINCHON, entraînant Boudinier.

Allons-y.

BOUDINIER.

Quelle drôle de partie de plaisir ! pu sortent tous, excepté Saturnin.)

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