SCÈNE III
Les mêmes, L’EMPEREUR, suivi de BERTRAND, officiers
et GRENANIERS DE L’iLE D'ELBE, portant un drapeau tricolore.
TOUS
L’empereur !
NAPOLÉON, découvrant sa poitrine.
Oui, moi... et s’il en est parmis vous, s’il en est un seul qui veuille tuer son général, son empereur, il le peut, le voici.
TOUS
Vive l’empereur ! vive l’empereur! (Tousse précipitent vers Napoléon, lui baisent les mains, d’autres les pans de sa redingote. Napoléon fait un signe d'amitié à Antoinette, qui lui fait le salut militaire.,)
ANTOINETTE
Ali! mille cartouches!., il m’a reconnue! il m’a dit : Bonjour.
NAPOLÉON
J’ai su que la France était malheureuse. J’ai entendu ses gémissements, ses reproches, et je suis revenu. Mes droits ne sont autres que les droits du peuple... je veux régner pour rendre notre belle France libre, heureuse et indépendante; je veux être moins son souverain que le premier, le meilleur de ses citoyens.
TOUS
Vive l’empereur !