‹ L'histoire d'un drapeau grand drame militaire en douze tableauxChapitre 9 sur 77 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

Les mêmes, JEANNE, LOUISE.

LOUISE, tristement.

Mademoiselle Marie de Marsilly !

MARIE

Vous?

LOUISE

Voulez-vous nous permettre d’être de vos amies ?

JEANNE

Voulez-vous nous permettre de vous serrer la main ?

Quoi !.. vous étiez là?

LOUISE

Nous sommes bien coupables, car nous vous écoutions.

JEANNE

Refuserez-vous de nous pardonner ? refuserez-vous ? (Elle lui tend la main.)

MARIE, la lui prenant, et attirant Geneviève *ur son coeur.

Ah ! je savais bien qu’il vous suffirait de me connaître pour me donner une place là, (Embrassant les autres.) et que vous deviendriez aussitôt mes amies, mes sœurs.

LOUISE

Oui, vos sœurs... fidèles et dévouées; et toi, François, garde-lui ton amour, elle seule en est digne. Elle est noble par sa naissance, sois-le plus tard par tes actions, et vos noms pourront être unis comme vos cœurs le sont déjà.

FRANÇOIS, à Louise.

Je suivrai ton conseril, Geneviève. Oui, je m’élèverai, Marie... Comment? je l’ignore encore; mais je le veux, et cela sera. (On entend au dehors le bruit des tambours et des clameurs.)

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