Courroucé
Qui nous vint trencher le chemin,
Mon frère d'armes, Guillemin,
Et moi (Dieu lui pardoint, pourtant!),
Car quoi? il nous en pend autant
A l'œil, eussions, sans nulle faille *,
Frappé au travers la bataille
Des Bretons; mais nous apaisâmes
Nos courages et reculâmes.
Que dis-je? non pas reculer
(Chose dont on ne doit parler).
Un rien, jusques au lion d'Angers,
Je ne craignais que les dangers.
Moi : je n'avais peur d'autre chose.
Et quand la bataille fut close
D'artillerie grosse et grêle,
Vous eussiez ouï, pêle-mêle,
Tipy tap, sipj sap, à la barrière.
Aux ailes, devant et derrière.
J'en eus d'un parmi la cuirasse...
J'étais par deçà la bataille, Toujours la lance ou la boutaille ^ Sur la cuisse : c'était merveille, Merveille de me regarder.
11 vint un Breton estrader ^, Qui faisait rage d'une lance; Mais il avait, de jeune enfance.
Les reins rompus ; c'était dommage.
11 vint tout seul, par son outrage, Estrader par mont et par val.
Pour bien pourbondir * un cheval :