‹ L'histoire de France (volume 2)Chapitre 116 sur 129 · Courroucé · texte numérisé non relu

Courroucé

Qui nous vint trencher le chemin,

Mon frère d'armes, Guillemin,

Et moi (Dieu lui pardoint, pourtant!),

Car quoi? il nous en pend autant

A l'œil, eussions, sans nulle faille *,

Frappé au travers la bataille

Des Bretons; mais nous apaisâmes

Nos courages et reculâmes.

Que dis-je? non pas reculer

(Chose dont on ne doit parler).

Un rien, jusques au lion d'Angers,

Je ne craignais que les dangers.

Moi : je n'avais peur d'autre chose.

Et quand la bataille fut close

D'artillerie grosse et grêle,

Vous eussiez ouï, pêle-mêle,

Tipy tap, sipj sap, à la barrière.

Aux ailes, devant et derrière.

J'en eus d'un parmi la cuirasse...

J'étais par deçà la bataille, Toujours la lance ou la boutaille ^ Sur la cuisse : c'était merveille, Merveille de me regarder.

11 vint un Breton estrader ^, Qui faisait rage d'une lance; Mais il avait, de jeune enfance.

Les reins rompus ; c'était dommage.

11 vint tout seul, par son outrage, Estrader par mont et par val.

Pour bien pourbondir * un cheval :

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