LE FRANC ARCHER D^ BAQNOLET
Posé soit ores que je tremble, Sang bieu! je ne vous crains pas maille *. {Ici dit un quidam par der^nére les gens : Coquerico.) Qu'est ceci? j'ai ouï poulaille Chanter chez quelle bonne vieille.
Il convient que je la réveille.
Poulailles font ici leurs nids \ C'est du demeurant d'Ancenis, Par ma foi, ou du Champ-Toursé...
Hélas, que je me vis coursé ^ De la mort d'un de mes neveux !
J'eus d'un canon par les cheveux, Qui me vint cheoir tout droit en barbe ; Mais je m'écriai : .« Sainte Barbe I Veuille-moi aider à ce coup Et je l'aiderai l'autre coup! »
Adonc le canon m'ébranla Et vint cette fortune-là, Quand nous eûmes le fort conquis....
....Quand on ouït clairons sonnés, Il n'est courage qui ne croisse Tout aussitôt : Où est-ce? Où est-ce?
Et, à bref parler, je m'y fourre Ne plus ne moins qu'en une bourre.
Si ce n'eût été la brairie.
Du côté devers la prairie, Qui disait : « Pierre, que faites- vous? » De nos gens, qui criaient très tous :
« N'assaillez pas la basse-cour ! »
Tout seul, je l'eusse pris tout court.
Certes : mais c'eût été outrage Et si ce n'eût été un page :