‹ L'histoire de France (volume 3)Chapitre 228 sur 329 · SURPRISE DE PADOUE PAR LES VÉNITIENS · texte numérisé non relu

SURPRISE DE PADOUE PAR LES VÉNITIENS

Frioul, croyant que toujours on les dût suivre, ce qui ne se fit pas, et ce fut gros malheur pour Tempereur, lequel de jour en jour était attendu par le roi de France en cette petite ville de Peschiera; car il avait promis de se trouver dans un château, accompagné comme bon lui eût semblé, sur un lac * qui environne partie de ladite ville de Peschiera, pour parlementer ensemble plus amplement de leurs affaires, et, à cette cause, avait été envoyé vers lui le légat d'Amboise jusqu'à Roveredo ; mais jamais il ne le sut amener. C'est pourquoi, après son retour, et qu'il eut amené l'évêque de Goritz, ambassadeur pour ledit empereur, devers le roi de France, lequel vint tellement quellement excuser son maître, le roi s'en retourna par ses journées à Milan, au commencement de juillet. Cependant la ville de Padoue, en laquelle l'empereur avait seulement envoyé huit cents lansquenets pour la garde, laquelle a six milles de tour, fut reprise par les gens de la seigneurie de Venise; et y entra messire André Gritti avec un autre capitaine, appelé messire Luca Malvecchio, par une subtilité telle que je vous dirai.

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