‹ L'histoire de FranceChapitre 105 sur 140 · LES PREMIÈRES INVASIONS GERMAINES. — MORT D'ALEXANDRE SÉVÈRE · texte numérisé non relu

LES PREMIÈRES INVASIONS GERMAINES. — MORT D'ALEXANDRE SÉVÈRE

Les invasions des barbares qui doivent déUmire Vempire romain commencent dés le milieu du troisième siècle après Jésus-Christ; ce fut alors que les Francs et les Alamans commencèrent à apparaître sur les frontières du Rhin et du Danube supérieur, Uempire romain doit désormais compter avec eux, A cette époque^ le nom de Francs ne désigne pas un peuple^ mais une confédération de tribus germaniques y telles que les Cattes, les ChérusqueSf les Chamaves, les Sicambres, etc. y qui habitaient entre le Rhin, le Weser, VElbe et le Mein, Ce sont ces peuples barbares qui inquiètent dés lors la Gaule et contre lesquels ont à lutter les empereurs ^ qu'ils appartiennent à la Gaule ou à des régions plus éloignées. C'est dans une expédition entreprise contre eux

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que devait pMr Alexandre Sévère (222-235), successeur du fou Héliogabale.

€ Alexandre Sévère, adoré du peuple et du sénat, dut partir pour faire la guerre aux Germains. C'était pour la république et pour lui un grave sujet d'affliction que de savoir la Gaule en proie aux ravages de cette nation qui avait toujours été soumise même aux plus faibles empereurs. Alexandre marcha donc à grandes journées, à la tête d'une armée pleine d'ardeur. Mais il trouva en Gaule des légions sédi* tieuses. U ordonna de les casser. Les Gaulois, dont le caractère difficile et récalcitrant se pliait difficilement au joug des empereurs, ne supportèrent point son excessive sévérité. Gomme il se trouvait, avec une suite peu nombreuse, en Bretagne, ou, suivant d'autres, dans un village de la Gaule nommé Sicile, et qu'il dormait dans une tente ouverte , après son repas, un des Germains de sa garde parut près de lui. L'empereur, l'ayant aperçu, lui dit : « Qu'y a-t-ilj camarade? Nous apportes-tu des nouvelles de l'en* nemi? » Le Germain, frappé d'épouvante et désespérant d'échapper au châtiment, après être entré si brusquement chez l'empereur, court vers ses compagnons et les exhorte à se défaire d'un empereur si sévère. Ceux-là se jettent aussitôt sur leurs armes et vont percer de coups l'empereur. Alexandre avait préparé une formidable armée contre les Germainsi Une druidesse lui avait présagé son triste sort, en s'écriant sur son passage : « Va, mais n'espère pas « la victoire et né te fie pas à tes soldats *. »

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