Strabon, liv. IV, analyse et extraits
LA GAULE lOMAINB 19
Lyonnaise, TÂquitaine et la Celtique, avec leurs colonies. Quelques-uns des Celtes en effet, que nous appelons Gennains, occupent toute la Celtique voisine du Rhin et ont fait donner le nom de Germanie tant à la partie supérieure, c'est-à-dire à celle qui commence aux sources du fleuve, qu*à la partie inférieure, c'est-à-dire à celle qui s'étend jusqu'à l'océan Britannique. Plus tard, Auguste rendit au peuple la Nar« bonnaise >•
« Les provinces de l'empereur étaient celles où il so trouvait plus d'une légion de citoyens; on y envoyait pour les gouverner des magistrats choisis par l'empereur lui-même, la plupart du temps d'anciens préeurs, aussi d'anciens questeurs, ou même des personnages ayant exercé quelque autre magistrature. Ceux-là appartenaient à l'ordre des sénateurs ; parmi les chevaliers, l'empereur choisissait lui-même les tribuns militaires, pour les déléguer, les uns seulement dans les villes jouissant du droit de cité, les autres dans les villes étrangères, suivant les règlements de César lui-même ; les procurateurs (c'est le nom de ceux qui percevaient les revenus publics et qui faisaient les dépenses qui leur étaient prescrites), tirés soit de l'ordre des chevaliers, soit des affranchis, étaient envoyés indifféremment par l'empereur dans les provinces du peuple et dans les siennes ; les proconsuls cependant levaient eux-mêmes des impôts dans les pays qu'ils gouvernaient.
c( L'empereur donnait aussi ses instructions aux