‹ L'histoire de FranceChapitre 27 sur 140 · Dion Cassius {analyse)^ liy. XLVI, ch, xyui et sqq · texte numérisé non relu

Dion Cassius {analyse)^ liy. XLVI, ch, xyui et sqq

qu'exigeait la circonstance. Aucun de ceux qui avaient Fâge de porter les armes ne voulant s'enrôler, il fit désigner par le sort le cinquième de ceux qui n'avaient pas encore trente-cinq ans et le dixième de ceux qui étaient plus âgés, et chacun de ceux-là fut dépouillé de ses biens et noté d'infamie. EnGn , comme, malgré ces rigueurs, beaucoup refusaient fiDCore d'c^jkéÛTy il es fit mettre plusieurs à mort. Il rassembla ensuite par la voie du sort le plus qu'il put de vétérans et d'affranchis, et se hâta de les envoyer immédiatement en Germanie rejoindre Tibère. Il y avait à Rome beaucoup de Gaulois et de Germains. Les uns voyageaient pour un motif ou pour un autre ; plusieurs servaient dans les gardes prétoriennes ; Auguste craignit qu'ils ne tramassent quelque complot; il envoya les derniers dans des îles; à ceux qui n'avaient pas d'armes, il enjoignit de sortir de la ville *. »

§ 8. — TB0UBLE8 EN GAULE A LA FIN DU RÈGNE d' AUGUSTE, APAISÉS PAR TIBÈRE.

ce La valeur de César et sa fortune, sur laquelle il comptait, ne brillèrent pas moins dans ses dernières campagnes que dans les premières. Après qu'il eut affaibli l'ennemi par des expéditions sur terre et sur mer^ réglé, non sans peine, les aifah^cs importantes des Gaules, arrêté, plus encore que puni, les dissensions allumées entre les Viennois, le Sénat et le Peuple ro-

Page 1