‹ L'histoire de FranceChapitre 32 sur 140 · Suétone, Tibère, ch. ix · texte numérisé non relu

Suétone, Tibère, ch. ix

tX GAULE noMAins

Cest de la Gaule que Tiennent cependant les premiers embarras de ce règne.

« L'an 15 (ap. J.-C), un certain Clément, autrefois esclave d*Agrippa, et qui lui ressemblait, prétendit

Arc de triomphe cfOr&Dge»

être Agrippa lui-même ; il partit pour la Gaule et y trouva beaucoup de partisans, ainsi qu'en Italie. H se dirigea sur Rome pour s'y emparer de l'empire. Des troubles éclatèrent dans la ville. Tibère s'empara de lui par trahison et le fit mettre & la question. Il ue

f^ LA GAULE ItOMALNB

iiomma aucun de ses complices; et, comme Tibère loi demandait comment il avait fait pour devenir Agiippa» 4!llément lui répondit : Gomment as-tu fait toi-même pour devenir César ^ ? »

§ 2. — REVOLTE DES LÉGIONS DU RHIN, COMPRIMÉE PAR' €ERMANICUS (14 ap. J.-G.)-

<c Les légions de Germanie s'agitèrent peu après. Elles se flattaient que Germanicus * , trop fier pour souffrir un maître, se donnerait aux légions, qui, par leur force, entraîneraient tout Tempire. Deux armées étaient sur le Rhin : Tune, appelée supérieure, avait pour chef G. Silius; l'autre, Tinférieure, obéissait à A. Gécina. Le commandement général appartenait à Germanicus, qu'occupait alors la répartition du tribut des Gaules. L'armée de Silius, encore irrésolue, attendait les événements; mais, dans Fautre, le soldat poussa l'emportement jusqu'à la rage. La vingj. et unième et la cinquième légion éclatèrent d'abord et entraînèrent la première et la vingtième. Toutes les quatre étaient campées sur les frontières des Ubiens (Cologne), désœuvrées ou *trop faiblement occupées. Sitôt qu'on eut appris la mort d'Auguste, une foule de gens du peuple, enrôlés depuis peu dans Rome, et qui, accoutumés à la licence d'une grande ville, ne pouvaient supporter le travail, se mit à remplir de

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