SAINT MARCEL, SVÉQDE DE PARIS
Prudence étant mort, saint Marcel fut fait évoque en sa place ; il regardait cette fonction non comme un honneur, mais comme un poids et une charge.
Le miracle célèbre par lequel il chassa un grand serpent d'auprès de la ville, a été noté par saint Grégoire de Tours. C'est la dernière chose qu'on sache de lui jusqu'à sa mort, qui arriva le premier jour de novembre (fête le 3 novembre).
§ 3. — LE VU.LAGE ET l'ÉGLISB DE SAUCT-MARCBL.
Il fut enterré dans un village auprès de la ville, où était l'église qu'on appelait communément l'ancienne église , ce qui donne lieu de croire qu'elle avait autrefois été la cathédrale du diocèse. Et en effet, c'a été longtemps la croyance commune du peuple
pelle avant qu'on y bâtît l'église, puisqu'elle n'a été bâtie que par Glovis, longtemps après la mort de Prudence.
LA QAULB GHRETIENNB
que Féglise collégiale de Saint-Marcel, qui donne le nom à un des faubourgs de Paris, a été autrefois le siège épiscopal.
Le Bréviaire de Paris porte que Téglise de Saint- Marcel, qui avait premièrement été dédiée sous le nom de SaintrClément pape, fut rebâtie sous Charle-
magne, et qu'on y fonda alors un chapitre ; mais que le corps de saint Marcel en fut ôté sous Philippe-Auguste, et transporté par Eudes de Sully, qui était alors évêque de Paris, dans la nouvelle église de Notre-Dame.
§ 4. — LA NÉCROPOLE DE SAIMT-MABCEL.
« Les fouilles exécutées, il y a quelques années, sur divers points de la montagne Sainte- Geneviève ont démontré l'existence d'une vaste nécropole qui s'étendait sur le versant méridional, du côté de Saint-Marcel, au delà des voies antiques représentées par la rue d'Enfer et par la rue Saint-Jacques. Au commencement de 1868, le renouvellement du faubourg Saint- Marcel tout entier ayant rendu nécessaires d'immenses travaux de terrassement, des fouilles opérées pour la distribution et pour l'écoulement des eaux ont mis à découvert un grand nombre de cercueils en pierre. Les parois en sont épaisses ; la largeur est plus grande vers les épaules et la tête que vers les pieds ; les couvercles sont plats et dépourvus d'ornementation. Les défunts avaient les pieds dirigés vers l'orient. Les cercueils ne contenaient, pour la plupart, que des ossements. On y a recueilli cependant quelques-uns de ces vases de terre grossière,' destinés à contenir des charbons ou de l'encens, dont l'usage s'est prolongé fort avant dans le moyen âge. »
§ 5. — LE CERCUEIL ET l'iNSCRIPTION FUNÉRAIRE DE LA JEUNE ÉPOUSE BARRARA.
« Parmi tant de sépulcres, un seul portait une inscription, qui se trouve aujourd'hui encastrée, sous le n» 54, dans une des parois de l'escalier du cabinet des antiques
LA akVtn GHltéttËNlti:
de Id âlBliothèqUe tiàtion&le. Elle tl*était pas gi'aVée sur le cercueil, mais sur une tablette de pierre dure posée éiit lé CôuYerde. (Test Uii inonumeût très-intéressant à peu près intact, qui botië offpe uft abrégé des symboles et des formules adoptés pai* les chrétiens des premiers siècles. M. Leblânt assigne pour dat« h cette précieuse épitaphe la flû du t» «liècle.
tt Le Cercueil avait reçu le corps d'une jeune femme du liom de Bafbam. L'époux de Barbara se nommait Vitalis, en mémoire, sans dotlte, de ce martyr du premier «iècle dotit les deul fils, Gei*-' vais et î>rôtais, fUrent inttttyrs comme leui* père. Dans cette nécropole de Saint- Mai*cel, toute peuplée de tombes Etnletteë et sans notn, Vitali^ voulut épancher sa douleur 6ur le sépulcre de sa jeune fetnme, enlevée h la fleur de Tâge, après avoir vécu setilëmeût vingt-trolô ans citiq mois et vingt-huit jours. Une fois encore, il lui parle; il la salue d'exprèssiens chattnantes î domina ^ dulcissima (nia tnaitresse, ma douce épouse), qui attestent son respect aussi bien que sa tendresse. Plein de foi dans les titres de sa compagne à la béatitude éternelle, il la voit en possession de cette paix qui ne doit pas finir, pax tecum permanet (la paix demeure avec toi) ; c^est une affirmation plutôt quMtt souhait ou une pHÔre.
« Une couronne de laurier eûcadre le monogramme du Christ, formé de deux lettrés grecques, le x et le P, tel qu^il figura depuis Constantin sur les enseignes impériales. Ce monogramme glorieux et couronné s'êtëié traduit évL bliafit de triotubhë dans dos ^m^ Héilleë litnrgiëé i ChmîUs tïntit! Chrism H^hdt ! Ufimm {fHpé-