‹ L'histoire de FranceChapitre 95 sur 140 · EXPLICATION DES FIGURES · texte numérisé non relu

EXPLICATION DES FIGURES

Fig. 1. — Ce monogramme est formé de la combinaison du X et du ff lettres grecques qui sont les premières du nom du Christ, XPIZT02. Il représente en même temps le nom du Christ et la figure de la croix. L'inscription de Sivaux, que nous ayons reproduite, o£fre la forme la plus ancienne et la plus correcte en Gaule du monogramme du Christ.

Fig. 2. — Cet autre monogramme, d'une date plus récente, est très-fréquent dans les Gaules; il est renfermé dans une couronne ou tout environné de palmes. C'est le signe de la yiotoire remportée par le nom du Christ sur tous ses ennemis.

Fig. 3. — Deux cerfs se désaltèrent à deux ruisseaux qui s'échappent d'une montagne sur laquelle est un figneau, symbole de Jésus-Christ. Ce motif exprime l'ardeur des catéchumènes pour le sacrement de la régénération.

i. Ua ÛgurM 1, 2, 3, S, 6, 7, t, 9, iO, li, i3, i4, il, U, 17, 11, %l, lî, 21, 14, 29, 30, 36 et 37 sont emproniéei an JUction' nair$ 4es antiquitét êhrétitnws de M. l'ubbé Mariignyj

Et les figures 4, 19, 20, 25, 26, 28, 31, 32, 33, 34 et 33 «nx /fi«cription» chrétiennes de la Gaule et anx Sarcophages d* Arles de M. Leblant, de l'Institnt.

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Fig. 4. — Cette image se trouve sur un tombeau de marbre, d'un style barbare, dans la crypte de Sainte- Madeleine, à Saint-Maximin. Elle réprésente la Vierge Marie^ sous le costume des femmes consacrées au Seigneur, et les bras en croix, posture qui exprime la prière. L'inscription signifie : Marie Vierge, prêtresse du temple de Jérusalem.

Fig. 5. — La cçoyance à la résurrection est ici symbolisée par l'histoire de la veuve Tabithe, représentée sur le sarcophage dit de Saint-Sidoine, évêque d'Aix, monument exécuté sans doute au iv* siècle, et qui subsiste dans la crypte de Sainte-Madeleine, à Tabbaye de Saint-Maximin. Saint Pierre est debout et tend la main à Tabithe, que sa voix vient de rappeler à la vie. Deux enfants agenouillés étendent leurs mains vers Vapôtre en signe de reconnaissance. De l'autre côté du lit, deux femmes portant le costume des veuves dans l'antiquité chrétienne, assez semblable à celui de nos religieuses, représentent les femmes qui vinrent supplier saint Pierre de rendre leur compagne à la

Fig. 6. — L'origine de la mitre proprement dite est celleci : d'abord un simple bonnet fixé autour de la tête par la bande qui est toujours la base de la mitre, puis le même bonnet dont le fond, un peu pKis élevéi venant à s'abaisser et à rentrer en dedans, laisse les bords monter devant et derrière, de manière & former les deux faces de la mitre.

Fig. 7. — L'usage des tombeaux ornés de sculptures fut vite adopté par les chrétiens en Gaule. Le sujet qui représente le tombeau de Rignieux est le symbole de la propagation des enseignements du Christ. Les apôtres sont assis autour du divin Maître; un certain nombre de personnes sont derrière eux.

Fig. 9. — C'est un syujjjole relatif aux persécutions do

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iv« et du V* siècle, représenté sur la frise d'un sarcophage de la crypte de Sainte-Madeleine. Hérode est assis sur la chaise curule ; devant lui, des soldats exécutent ses arrêts sanguinaires. Des mères éplorées réclament leurs enfants.

Fig. 11. — Le monogramme est enfermé dans une couronne de chêne et emporté dans les airs par l'aigle romaine. C'est une belle allégorie du triomphe du christianisme, dont toute la ville d'Arles rappelle les débuts.

Fig. 12. — Ce fragment est extrait d'une des trois immenses fresques qui décorent la grande salle royale au Vatican, et qui sont relatives à la vie de Constantin. Si elles ne sont pas de Raphaël lui-même^ elles ont été certainement composées d'après ses cartons et exécutées par ses élèves. Bien que ce soit là un monument d'un Age très-postérieur à celui où les faits se sont passés, nous donnons ce fragment comme faisant partie de l'œuvre la plus considérable qui ait dans les arts immortalisé ces grands événements.

Fi^ 14. — Suzanne est, dans les représentations allégoriques du christianisme primitif, le type de l'Église persécutée; les deux vieillards sont les ennemis de l'Église, païens ou hérétiques. Le bas-relief, dessiné à Arles par le P. Arthur Martin (Hagioglypta), montre Suzanne dans l'attitude d'une femme isolée, en prière ou en lecture. Les deux vieillards sont censés dissimulés derrière les deux arbres.

Fig. 16, 17, 18. — Ces anneaux ou chatons d'anneau portent des signes ou formules caractéristiques des premiers temps du christianisme. La première inscription (fig. 16) : En l'honneur d'Auguste vainqueur! entourant le monogramme du Christ, est une allusion h

ISS LA Ùk^tn GHAâtffîNKfi

Constantin. ^ Les poisBOûB (ûg. It) ont fi^ré longtemps ûommé symbole dé la divinité et du rôle sautéul* du Chtist. Les lettres ^i foi*ment le mot grec ïXéYi , poisson, sont lés premières des ttiots grecs qui expriment les idées suivantes î Jéstts-Cbristj Fils de Dieu, Sauveur. — Le troisième anneau (fig. 18) porte Finvocation suivante : Vis en Diettj Asfeolius. Viiias ih Deo! est la formule de bon auguré ia plm en ii»dg6<

Fig. âO* «^ Petit vase de bronae trouvé dans le Rbin, près de Benfeld, du iv« ou v* siècle.

Fig. 21 1 — On portait la penula en voyage. Saint Paul, qui voyageait baaucoup, en faisait usage. Saint Pierre, saint Paul et saint Laurent sont représentés avec des penulsg de ce genre «

Fig. 22. — La sortie d'Egypte, qui arrachait \ei Hébreux aux caprices du Pharaon, était, àui yeux des premiers chrétiens, la ûguTe de la rédemption ; la fbi dh-ige vers le paradis, comme Moïse a conduit lé peuple de Dieu vers la terre promise.

Fig. 24. — L*usage de placer des lampes dans Les sépultures est un symbole de la lumière éternelle que rSglise implore en faveur des défunts. Les lampes qu'on a trouvées» et qu'on conserve en nonlbre infini, Bcmi pour la plupart on terre cuite.

Figi 35. ^ Cette figure représente une boucle d'ivoire conservée à Arles 4an8 le trésor de l'église Notre- Dame le Major. Une tradition ancienne appuyée de documents authentiques attribue à saint Césairei mort en 447, cette boucle, travaillée à jour et à laqueUe adhère encore une ceinture de cuir où est brodé le monogramme du Christ accoté de l'a et de l't*. Le sujet de cet objet d'art est le Sunt^Sépulcre et les gardes endormis.

^ig. 25, 26. — Ornéuiëiits tels qùë potivaient eh pôito

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les éVé(|ueB dé la primitive Eglise : un fermoir de màftteàu ôpiêcopal» un anneau.

Fig. 37* — Cuiller d'argent (musée de, Bordeaux) portant le nom de son propriétaire Pompeianus et le monogramme du Christ en lettres niellées.

Fig. 29. — Ce fragment est extrait dWe des grandes fresques qui doivent illustrer, sur les murs du Panthéon, les grandes gloires de la France et dont M. Puvis de Chavannes a peint les premières, consacrées à la vie de sainte Geneviève.

Fig. 31. — Bijou d'or trouvé à Vienne. Un cure-dent et un cure-oreille sont suspendus à la plaque qui porte rinscription :

IN D. N. Gemolank

In Dei nomine (au nom (génitif du nom de la

de Dieu). personne qui possédait

cet objet.)

Fig. 33. — Sarcophage d'enfant. Au milieu le Christ entre deux arbres et tenant un volumen (parchemin roulé) ; d'autres liés en faisceau sont à ses pieds.

Fig. 34. — Tombe de deux époux dont les bustes sont placés au centre, dans un cadre arrondi. Tout le travail de la sculpture est terminé, sauf pour ces deux têtes que l'on devait tailler, après la vente du marbre, à la ressemblance des acheteurs.

Sujets représentés : en haut à droite, Suzanne entre les deux vieillards qui l'épient; à la suite, le jugement de Pilate ; en haut à gauche, les vieillards amenés au prophète Daniel; en bas à gauche, les jeunes Hébreux refusant d'adorer l'idole élevée par Nabuchodonosor Daniel en prière entre les lions; à droite, le passage de la mer Rouge.

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Fig. 36. — Strigiles. On donne ce nom aux cannelures sinuées qui servent d'ornement à un certain nombre de sarcophages antiques, et notamment de sarcophages chrétiens, à cause de leur ressemblance avec un instrument en forme de S, dont les anciens se servaient pour racler la peau de ceux qui se baignaient ou celle des athlètes dans les gynmases.

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