MARIE DE MÉDICIS
Discours moral : récit de la mort; la grande dauphine a fait les délices de la cour de France.
— Jarry (Laurent Juillard vu). Oraison funèbre, Paris, 1690, in-4°, 72 p.
La princesse a été grande devant les hommes et devant Dieu : beaucoup de longueurs.
Voir : — E. Collas, La belle-fille de Louis XIV, Paris, 1920, in-8,
1789. MARIE DE MÉDICIS, 1573-1642. — Marrureu (Jean Baptisté). Æloge-historial de Marie de Médicis, reine de France et de Navarre, Paris, 1686, in-8°.
Fils de l'historien et historien lui-même, Matthieu renseigne surtout sur l'éducation et la jeunesse de Marie de Médicis.
— La Lane (ne). Oraison funèbre, Paris, 1643, in-4°, 24 p.
Ce théologien a écrit un discours ridicule : il n’y a rien sur la défunte.
— SenauLt (Jean François), 1601-1672. Haranques funèbres de Louis le Juste... et de la reine sa mère, Marie de Médicis, Paris, 1644, in-8°,
Senault, alors supérieur de l’Oratoire à Orléans, envisage succes-
sivement en Marie de Médicis la fille de François de Médicis, la
femme de Henri IV, la mère de Louis XIIT, la régente de France. Ne vaut pas l’oraison funèbre de Louis XII.
— Morques (Mathieu ne), 1584?-1671. Les deux faces de la vie et de la mort de Marie de Médicis, reine de France, veuve de
Henri IV, Anvers, 1643, in-4°. — Aut. édit., même année, Pariset sl.
Mathieu de Morgues, sieur de Saint-Germain, fut le plus célèbre polémiste de l'entourage de Marie de Médicis, qu'il suivit dans sa fuite aux Pays-Bas espagnols. Malgré l'excès de l'éloge, cet ouvrage est très précieux : l’auteur fait connaître des détails fournis par la reine elle-même, et de plus il a été un témoin oculaire.
— Testament de Marie de Médicis, pub. dans Arch. cur., 2° série, t. V, p. 167 et sq.
— Anconvizze (M°° Thiroux n°). Vie de Marie de Médicis, Paris, 1714, in-8°, 3 vol.
L'auteur a rassemblé « tous les faits épars dans les différents
mémoires du temps pour en former un seul tableau », a consulté
lés mss. de la bibliothèque de la ville et de celle du roi : longue bibliographie et critique des ouvrages lus. En réalité, ce livre est
utile surtout par les pièces qui sont insérées à la fin des volumes.
P. ex., t. 1, p. 522, on trouve Les principaux sujets de la mauvaise
tune d’entre le feu roi Henri IV et la reine mère du rai,
écrit qui semble avoir été rédigé après 1630 par un auteur aux gages de Richelieu pour porter préjudice à Marie de Médicis. — Recueil, n° 1302. | Voir : — Galluzzi (R.), Histoire du grand-duché de Toscane, trad. tr., Paris, 1782-1784, in-1%, t. V (précieux); — Pardoe (miss), The life of Marie de Médicis, Londres, 1852, in-8, 3 vol.; — La Ferrière (H. de), Marie. de Médicis et Louis XIII, Paris, 1865, in-8° (ext. de Rev. Quest. Hist.); — Hen-
rard (P.), Marie de Médicis dans les Pays-Bas, Paris, 1876, in-8°, 651 p.
(bon); — Reumont (A.), Arch. stor. it., 1885, 4° série, t. XV, p. 221-229; — les ouvrages de Perrens et de B. Zeller; — Baguenault de Puchesse, Rev. hist. dipl., 1899, €. XIII; — Detmers (F. D.), Tijds., 1898, t. IX, p. 617; — Batiffol
(L.), La vie intime d'une reine de France au XVII° siècle, Paris, 1906, in-8°,
564 p.; — Guynemer, Bul. Soc. Comp., 1911, t. XIV, p. 93-146; — chapitres Lettres, n°° 942, 944, et Hisloire polil,.ue et militaire. — NV. aussi Hauser, Les sources de l'histoire de France, XVI° siècle, n°° 2600-1.
1790. MARIE THÉRÈSE D’AUTRICHE, 1638-1683. — Upaye (Paul »'). L’héroïne chrétienne ou la princesse achevée sous le très auguste nom de Marie Thérèse d'Autriche, reine de France et de Navarre, Lyon, 1671, in-4°.
L'auteur, Père minime, qui devait prononcer plus tard une orai-
son funèbre de la reine, a voulu, dès 1671, montrer que Marie Thé-
rèse réalisait son idéal au point de vue de la morale chrétienne :
son livre n’est qu'un panégyrique.
— BoNAVENTURE DE SORA. Breve historia de la vida y virtudes de
la muy augusta y virtuosa princesa Dona Maria Teresa de Austria
Madrid, 1684, in-8°; trad. fr. par le Père CI. Frassen, Paris, ee #
in 427 > Confesseur de la reine, le Père Bonaventure de Soria aurait pu écrire une biographie complète : il a composé un abrégé seulement,
un livre édifiant dans lequel il insiste sur la piété excessive de Marie -
Thérèse. Les détails qu il donne à ce sujet sont reproduits par la plupart des sermonnaires.
MARIE THÉRÈSE D'AUTRICIHE. | 289
De très nombreuses oraisons funèbres ont été prononcées à l’occa- ‘sion de la mort de Marie Thérèse. Beaucoup d’orateurs ont développé
ce qui avait trait à la religion, mais ont été obligés, la matière étant peu abondante, de faire de longs rdappasanies moraux sans intérêt :
historique. Celles que nous avons pu parcourir sont les suivantes.
— Anseume (Antoine), 1652-1737: Oraison funèbre, Paris, 1684, in-4°, ou dans Migne, t. XXI.
Prenant pour texte l'éloge que Louis XIV fit de la reine, il montre que celle-ci ne manqua jamais de regarder le roi « comme son seigneur et comme son maître » et que, d'autre part, la douleur du souverain fut réelle. Il fait voir en Marie Thérèse une mère passionnée, une chrétienne pieuse et charitable. Beaucoup de citations de - livres saints.
+ — Anxau» (Constantin). Oraison funèbre, Bordeaux, 1683, in-4°, 29 p
Récollet de Guyenne, l’orateur insiste sur ce fait que la reine a été du tiers ordre de Saint-François : piété pour Dieu, zèle pour l'église, amour pour la France; peu de chose.
— Baüyx (abbé). Oraison funcbre, Paris, 1683, in-4°, 45 p.
D'après ce docteur de Sorbonne, Marie Thérèse a été détachée du monde, « méprisant ses folies et ses vanités » et n'ayant aucune des passions communes (ni jeu, ni comédie, ni spectacles, ni luxe). Elle fut bonne, clémente et charitable et fit de très nombreuses aumônes sans le divulguer. Sa piété, enfin, fut exemplaire (beaucoup de longueurs Ar ce passage).
.— Bérauxe (Armand pe), 1635- ne Oraison f'unèbre, Le Puy, 1683, in-f°, 29 p., ou dans ab. Vel., 4° année.
L'évèque du Puy expose que la as accomplit tous ses devoirs envers Dieu avec une ponctualité méritoire. Il déclare que « jamais épouse ne fut plus respectueuse ni plus soumise aux volontés de son époux » et qu'elle pria pour ramener celui-ci à la foi. Il termine en exposant le caractère (chrétien) de Marie Thérèse.
— Bosé. Oraison funèbre, Paris, 1683, in-4°, 31 p.
Le discours du chanoine de Meaux est émaillé de citations : . d’après lui, la reine de France fut dévouée à Dieu et au roi; peu important.
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