‹ L'Histoire de FranceChapitre 109 sur 145 · MOLIÈRE, MONTAIGNE · texte numérisé non relu

MOLIÈRE, MONTAIGNE

ne dit presque rien de la Fronde. Il insiste sur la vie privée et sur la générosité (fondations) de Molé.

— Govxau (Antoine), 1605-1672. Oraison funèbre, Paris, 1656,

L’orateur suit pas à pas la carrière de Molé, procureur général et premier président, et il montre qu'il avait toutes les qualités d’un excellent magistrat, Il fait un bon résumé de la Fronde et de ses excès. Il constate que Molé, devenu garde des sceaux, ne s’enrichit pas comme beaucoup d’autres. Il termine en exposant qu’il fut un vrai chrétien (trop de rhétorique dans cette partie).

— Recueils, n° 1472, 1473 et 1475.

Voir : — chapitres Mémoires, n° ‘705, et Leltres, n° 1058 ; — de Barante, Vie de Mathieu Molé, Paris, 1859, in-8, 2° édit. 1862; — notice en tête de

l'édit. des Mémoires.

1810. MOLIÈRE. Ce n’est pas ici le lieu de dresser une bibliographie se rapportant à Molière. Elle a été faite dans l’édit. de ses Œuvres par Despois et Mesnard, Paris, 1873-1893, 13 vol. in-8° (collection des Grands Étcrivains de la France), — dans Petit de Julleville, Zist. de la langue et de la littérature françaises, — dans Lanson (G.), Manuel bibliographique de la littérature française moderne, XVII siècle, n° 5024-5192. Signalons seulement, au point de vue historique, le livre suivant : Malassis (A. P.), Molière jugé par ses contemporains, Paris, 1877, in-18°. Dans cet ouvrage sont publiés des documents d'auteurs du xvn siècle : Donneau de Nisé, Conversation dans une ruelle de Paris sur Molière défunt (ext. du Mercure), — Marcoureau de Brécourt, L'ombre de Molière, comédie en un acte, — La Grange, Vie de Molière en abrégé (courte, mais précise, intéressante surtout de 1660 à 1673), — Baillet (Ad.), A7. de Molière (ext. des Jugements des savants sur les principaux ouvrages des auteurs), — Perrault (Ch.), J. B. Poque-. lin de Molière (ext. de son Recueil, n° 13385). — V. aussi Michaut, La jeunesse de Molière, Paris, 1922, in-8°.

1811. MONTAIGNE (Raymond DE), évèque de Bayonne de 1631

… à 1637. — Recueil, n° 1330.

Voir : — L. Bertrand, Rev. Gasc., 1901 (bibliographie).

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1812. MONTAL (Charles de Montsaulnin, comte DE), 16192- 1696. — Cuerc. Éloge funèbre, Paris, 1699, in-4°, 24 p.

Prêtre et docteur en théologie, l’auteur se débat incapable de raconter la vie de ce lieutenant général, l’un des meilleurs qu'ait eus Louis XIV. II ne cache pas que, pendant la Fronde, Montal. suivit le parti de Condé : « Mais, dit-il, en ces temps infortunés tout était si émbrouillé qu’il était presque impossible de distinguer quel pouvait être le parti du’ roi. » Ayant repris du service, Montal - montra une réelle valeur et l’orateur insiste, à juste titre, sur la défense de Charleroi et la bataille de Steinkerque. Toute cette pre= mière partie est précise et utile. Dans la seconde, il s’agit de l'homme | privé, fidèle à Dieu, n'ayant aucune vanité malgré ses succès et animé d’une piété ardente.

— Fragment inédit de Saint-Simon, pub. p. A. de Bose dans l’édit. des Mémoires, t. TE, appendice 11, p. 412-413.

Portrait court, mais curieux.

1813. MONTAUSIER (Charles de Sainte-Maure, duc DE), 1610- 1690. — Le Prerrr (Nicolas). Vie de Charles de Sainte-Maure, duc de Montausier, Paris, 1729, in-12°, 2 vol.; pub. sous un autre titre, Rotterdam, 1731, in-12°. "pars

Le Père Le Petit a écrit son ouvrage entre 1690 et 1693 d’après les documents que lui fournit la fille de Montausier, la duchesse d’Uzès. 11 l’a divisé en deux parties : la vie jusqu’à la nomination de gouverneur du dauphin, — le gouvernement du dauphin. Les détails sont abondants sur la vie privée, sur l'éducation, sur les derniers moments de Montausier. Toutefois, des inexactitudes qui . ont été rectifiées par A. Roux, Montausier, sa vie et son Ro. ! Paris, 1860, in-8°, 283 p. à

— Sanr-SImox. Addition au Journal de Dangeau, pub. p#A6 és - Boislisle, dans l’édit. des Mémoires, t. VIT, appendice, p. 384-388.

Portrait intéressant et très curieux détails : comparer avec le oraisons funèbres.

— Axsezme (Antoine), 1652-1737. Oraison funèbre, Paris, 1690, in-4°, ou dans Migne, t. XXI. ”

« J'aurai, dit l’orateur, cet avantage si rare de nos jours qu'en” louant un courtisan je louerai la vérité. » Il résume la biographie »

MÔNTAUSIER.. 305

(éducation, Hôtel de Rambouillet, conversion). Puis il parle du’ courtisan qui fut sincère, ayant le culte de la vérité et de la franchise, soutenant « la qualité de courtisan sans perdre celle de chrétien » : ce sont ces qualités qui ont provoqué la nomination de Montausier comme gouverneur du dauphin. Enfin suit un développement sur l’homme privé, sur le guerrier, sur la mort. En somme, pour Anselme, Montausier fut un ami véritable, un maître véritable, un chrétien véritable.

— Fiéemer (Valentin Esprit), 1632-1710. Oraison funèbre, Paris, 1690, in-4, 51 p.

Fléchier était un ami de Montausier qui l'avait introduit auprès du dauphin comme lecteur et qu'il assista à ses derniers moments. De ce duc qu'il connaissait bien, il dit qu'il fut « vaillant dans la guerre, savant dans la paix, respecté parce qu'il était juste, aimé parce qu'il était bienfaisant, et quelquefois craint parce qu'il était sincère et irréprochable ». A ce portrait, à peu près exact, Fléchier ajoute des détails précis sur la conversion de Montausier (par Faure, évêque d'Amiens), son honnêteté (ne pille pas à la guerre), son dévouement (accourt en Normandie pendant une épidémie), sa piété (avait lu 113 fois le-Nouveau Testament), etc. Son désir de louer son ami l’entraîne cependant à l’exagération, en particulier quand il insiste à plusieurs reprises sur l'éducation du dauphin et quand il parle du sens critique de Montausier : «Il pesait les esprits et donnait à chacun le rang qu'il méritait... 11 les encourageait et

. tächait de les rendre utiles. » Tout ceci est démenti par les faits.

— Jarry (Laurent Juillard pu). Oraison funèbre, Paris, 1690, in-4°, 61 p.

L'abbé du Jarry résume les services militaires : fidélité pendant

. la Fronde, gouverneur du dauphin, puis qualités intellectuelles. Après avoir décrit sans ménagements la cour, il expose qu’au milieu d’elle Montausier fut l'ennemi de la flatterie et de la dissimulation, austère, charitable. Beaucoup trop de mots et manque de précision.

Voir : — Puget Saint-Pierre (de), Histoire de Charles de Sainte-Maure, duc de Monlausier, Genève, 1784, in-8°, 275 p. (n'indique pas ses sources ; se réfère vaguement à l'auteur des mémoires du duc de Montausier); — Roux (A.),

ci-dessus; — Jal, Dictionnaire critique; — Druon, Histoire de l'éducation des princes dans la maison des Bourbons de France, Paris, sd., t. I. .

1814. MONTAUSIER (Julie Lucine d’Angennes de Rambouillet, duchesse DE), 1607-1671. — Frécnrer (Valentin Esprit), 1632- ae Oraison funèbre, Paris, 1672, in-4.

« Si elle sut régler les On de son cœur, elle ne régla pas moins les mouvements de son esprit. » Fléchier explique quels furent l'esprit politique et la raison de la duchesse; fidèle pendant la Fronde, elle devint plus tard gouvernante des enfants de France. Sa charité était inépuisable (sollicite pour les autres et non'pour elle-même). La duchesse n’éprouva aucun regret de quitter la cour et supporta chrétiennement des souffrances atroces pendant trois ans. Évidemment, il ne faut pas s’en tenir à l'éloge prononcé par : Fléchier : celui-ci à omis de parler de faits de nature à amoïndrir le caractère de la duchesse, qui, succédant dans la charge de pre-. mière dame d'honneur à M"° de Navailles, ne sut pas, comme : celle-ci, résister aux intrigues du roi (demoiselles d'honneur, — Me de Montespan).

Voir : — n° précédent. | 1815. MONTGAILLARD (Jean François de Percin DE), 1633- 1713. — Relation précise de la vie et actions de M. l'évêque de

Saint-Pons pour opposer à la peinture honteuse que le sieur d'Olargues en fait dans ses libelles, nouvellement imprimée 44 Paris, sind., in-4°. :

Ainsi que le titre l'indique, il s’agit ici autant d’un écrit de polé- : mique que d’une biographie. Montgaillard, évêque de Saint-Pons en 1665, entra en conflit avec l’archidiacre, abbé du Poujol” d’Olargues, à propos des droits de juridiction. De là des broches . celle qui est ici signalée fournit quelques renseignements ie Pour les autres, v. le catalogue de la B. N. a",

Voir : — Sahuc (J.), Un ami de Port-Royal, Paris, 1909, in-8°, 332 p.

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45 T0 4816. MONTMORENCY (Henri II DE), 1595-1632. — Ducros

(Simon). Æistoire de la vie de Henri, dernier duc de Montmorency, 1 contenant tout ce qu'il a fait de plus remarquable depuis sa naissance jusques à sa mort, Paris, 1643, in-4°, ou Mémoires de

art

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