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RECUEILS : MINISTRES, GÉNÉRAUX

1298. Bazraazar ne Ruz (le Père). L’incomparable piété des très chrétiens rois de France et les admirables prérogatives qu'elle a méritées à Leurs Majestés, tant pour leur royaume en général que pour leurs personnes sacrées en particulier, Paris, 1672, in-4°, 6. I (inutile); — Aix, 1674, in-4°, t. IL.

Dans le tome second (p. 478 et sq.), le Père capucin raconte la vie de Louis XIII et la première partie de celle de Louis XIV. Pour faire le récit des événements jusque vers 1670, il se sert des histoires qui avaient déjà paru, celles de Bernard, de Sc. Dupleix, de Bonair, de Du Verdier, ete. Son récit n’a pas une extrême valeur, parce qu'il est coupé par les éloges, parfois excessifs, que l’auteur décerne à la vertu des deux rois.

1299. ArGexsox (Claude ne Voyer n°). Ælogia illustrium virorum hujus sæculi, Augustoriti Pictonum, 1651, in-8°.

L'auteur, prêtre du diocèse de Tours, aumônier du conseil du roi, a écrit en latin des éloges de quelques personnages particuliers : Henri Louis de La Rochepozay, évêque de Poitiers, — Louis de Crevant, vicomte de Brigueil, — Louis de Voyer, vicomte de Paulmy, — Pierre de Voyer, seigneur d’Argenson, grand baïlli de la province de Tours, — Claude de La Haye, bénédictin, docteur en théologie de la Faculté de Paris, — René de Voyer, seigneur d’Argenson, conseiller au Parlement de Paris, maître des requêtes, intendant, ambassadeur à Venise, mort en 1651, — François Sublet, sieur des Noyers, secrétaire d’état de la guerre de 1636 à 1643. Ces éloges sont très courts et fournissent peu de renseignements.

1300. Bernier (Jean), 1622-1698. Æistoire de Blois, contenant les antiquités et singularités du comté de Blois, les éloges de ses comtes et les vies des hommes illustres, Paris, 1682, in-4°, 636 p.

Médecin ordinaire de Marguerite de Lorraine, seconde femme de Gaston d'Orléans, Bernier a beaucoup écrit et sur toutes sortes de sujets. Dans son Histoire de Blois, la troisième partie est consacrée aux biographies : il s’agit de personnages dont la célébrité a été purement locale, sauf pour Paul Phélypeaux de Pontchartrain, l'auteur des Mémoires (voir n° 690), et pour Raymond Phélypeaux

d'Herbault, son frère, qui fut secrétaire d'état des affaires étrangères sous Richelieu, 1560-1629. Ces deux notices sont d’ailleurs très courtes. 4

1301. Bercecarne (Jean-Baptiste Morvan ne), 1648-1734. Les vies de plusieurs hommes illustres et grands capitaines de France depuis le commencement de la monarchie jusqu'à présent, Paris, 1726, 2 vol. in-12°. 1

L'abbé de Bellegarde, qui fut d’abord jésuite, a non seulement traduit les œuvres de plusieurs Pères de l'Église, mais encore COmposé de nombreux ouvrages, qui ont une valeur restreinte. Dans cette dernière catégorie rentrent les Vies des hommes illustres. C'est une entreprise de librairie, honnêtement faite. Dans le tome premier sont les biographies de Lesdiguières, duc de Bouillon, duc de Montmorency, maréchal de Gramont, Condé et Catinat; dans le second, celles de Richelieu, Fabert, Mazarin, Turenne, Luxembourg et Vendôme. Ces biographies sont très simples et régulièrement composées. Pour quelques-unes, l’auteur s'était adjoint des collaborateurs, et c’est ainsi que l’on pourra parcourir la vie de Luxembourg écrite par Dubos, avocat au Parlement, et celle de Catinat, due à Poubeau de Bellechaume.

1302. Vursox pe La Corommière (Marc), + 1658. Portraits des hommes illustres français qui sont peints dans la galerie du palais Cardinal de Richelieu, Paris, 1650, in-fol. — Aut. édit. : 1655,166%, 1667, 1668, 1669. Après cette dernière date, le titre de l'ouvrage devient le suivant : Æistoire des illustres et grands hommes denotre temps qui, par leurs vertus et mérites, ont été élevés dans les charges el dignités de ministres d'état, connétables et maréchaux de France sous les règnes de nos rois jusqu'à Louis XIV, Paris, 1673, in-12°, — Aut. édit. : 1690. :

Après avoir d’abord servi dans l’armée, Vulson de La Colombière quitta l’habit militaire et se consacra aux études héraldiques qui lui ont valu une célébrité, peut-être non justifiée. L'ouvrage qu'il a composé sur les hommes illustres et qu'il à dédié à Séguier se rattache en partie à ces études : il comprend, en effet, de très belles gravures et des portraits de personnages historiques. Pour le

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RECUEILS : PERSONNAGES DIVERS. cures

xvi siècle, on y voit ceux: de Lesdiguières, Marie de Médicis, Richelieu, Louis XIII, Anne d'Autriche et Gaston d'Orléans. Ils sont accompagnés de notices brèves, mais précises, résumés bio-

graphiques, que dépare quelque peu une tendance à exagérer

l'éloge.

- 1303. Mono (Anne Marie Louise Henriette d'Orléans, duchesse ne), 1627-1693. Divers portraits, Paris, 1659, in-4°, 342 p.

La Grande Mademoiselle n’est pas le seul auteur de cet ouvrage. Le succès en fut tel que deux autres éditions (d’ailleurs fautives) furent publiées la même année et que le titre devint le suivant : Recueil des portraits et éloges en vers et en prose; une quatrième édition, augmentée, et avec table, parut en 1663, in-12°, 2 vol. Le tout à été réédité par Ed. de Barthélemy, La galerie des portraits de Mademoiselle, Paris, 1860, in-8°, 562 p. (avec des portraits inédits). Les portraits sont aussi insérés dans le tome VIIT de l’édit. des Mémoires de Mademoiselle.

On peut regretter la peine qu'ont prise soit Huet, soit Segrais, qui se firent les éditeurs de ces exercices littéraires. Toutefois, il faut reconnaître qu’ils mirent à la mode le portrait galant et précieux, apologétique et sans prétentions à la vérité historique. Lorsque ces développements fades et sans variété eurent lassé l’attention des lecteurs, ceux-ci réclamèrent autre chose : alors naquit le portrait politique dès 1664, et celui-cr eut une plus grande importance. C’est à ce point de vue particulier seulement qu’il convient - de signaler le recueil de Mademoiselle et de ses collaborateurs et horaricoe.

Parmi les portraits qui ne sont pas tout à fait insignifiants, signalons ceux de Louis XIV (3), Anne d'Autriche (3), Mazarin, Me de Montpensier (3), M"° de Châtillon (2), M"° de Sévigné (par M"° de La Fayette), Monsieur, Brienne le père, Condé, La Rochefoucauld (par lui-même).

Voir, sur les éditions, V. Cousin, Madame de Sablé, 5° édit., p. 71 et sq., et surtout note 1 de la page 75; — Bul. Bib., 1889, p. 447-453; — F. Lachèvre,

Rev. Bib. Icon., 1903, p. 18-30. — Sur Mademoiselle, chapitres Mémoires, n° 801, et Lellres, n° 1116, et ci-dessous, n° 1819.

1304. Les portraits de la cour pour le présent, c’est-à-dire du

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rot, des Are et des ministres d'état, Cologne, 1667, in-12°. — Aut. édit, : 1668. — Réimprimé par Ed. de Barthélemy dans les Archives an PPS et dans Arch. cur., 2° série, t. VIII, p. 369-423.

On a voulu quelquefois attribuer cet ouvrage à M!'° de Montpensier : cette opinion n’est pas soutenable. Il s’agit en effet ici, non de portraits semblables à ceux qui ont été analysés ci-dessus - (n° 1803), mais de portraits politiques. Ils ont été composés entre 1661 et 1664 : en effet, l'arrestation de Fouquet est mentionnée et non sa condamnation; au moment où l’auteur écrit, le duc de Mazarin, nous dit-il, est occupé à construire un pont sur le Rhin pour livrer passage aux troupes que le roi envoie au secours de l’empereur contre les Turcs, c’est-à-dire en 1664.

La plupart des articles portent cette mention : le caractère au de portrait de. L'auteur se borne, en effet, à décrire les personnages … aux points de vue physique et moral : s'il expose les qualités, ilmne dédaigne pas la critique. Ses appréciations sont faites sur un ton mesuré et sont justes. Il paraît avoir été bien informé et avoir connu les grands. L’historien trouvera donc là des indications utiles sur la cour au début du règne personnel de Louis XIV.

Les personnages dépeints sont les suivants : le roi et sa maison, la reine mère, Monsieur, Condé et son fils, Conti, M! de Montpensier, les maisons de Vendôme, de Guise, de Longueville, de Soissons et de Courtenay, les cardinaux de Retz et Barberini (Antoine), Séguier, Colbert, Le Tellier, Lionne, Fouquet,. Lamoignon, les. ducs de Saint-Aignan, de Créquy, de Noailles et de Mazarin.

Brunet (Manuel du libraire) a cru, à tort, que ces portraits faisaient partie du recueil édité sous le patronage de M de Mont-. pensier.

1305. Bossuer (Jacques Bénigne), 1627-1704. Recueil d'oraisons funèbres, Paris, 1689, in-122.

Bossuet ne publia pas toutes ses oraisons funèbres : le recueilde 1689 n’en contient que six. Ce n’est que plus tard que le nombre en fut porté à dix. Les principales éditions sont celles de 1730 (avec. l'éloge historique de Bossuet), 1733, 1738, 1754, 1762 (édit.

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