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RECUEILS : PERSONNAGES DIVERS

- Lequeux), 1774. On trouve aussi les oraisons funèbres dans les éditions des OEuvres complètes, et dans Migne, Collection des orateurs sacrés. Parmi les éditions critiques, consulter celle de Rébelliau, Paris, 1897.

.… Ces éloges sont ceux de Yolande de Monterby (1661? inutile), d'Henri de Gornay (1662? inutile), du Père Bourgoing (1662), de

- Nicolas Cornet (1663), d'Henriette de France (1669), d'Henriette

d'Angleterre (1670), de Marie-Thérèse (1683), d'Anne de Gonzague

(1685), de Michel Le Tellier (1686) et de Condé (1687). Bossuet, en

relations avec les plus grands personnages de la cour, ne se con-

tentait pas de ses renseignements personnels quand ceux-ci lui paraissaient insuffisants : si pour Nicolas Cornet, qui avait été son maître, et pour Henriette d'Angleterre, qu'il assista à ses derniers moments, il se crut pleinement informé, il demanda à M° de Motteville et à Claude Le Pelletier des biographies d’Henriette de France et de Michel Le Tellier. Les traits dont il a barré fortement certains passages du manuscrit de Le Pelletier sont la preuve du soin minutieux avec lequel il préparait ses discours. Sans doute ceux-ci ne peuvent pas être considérés comme des biographies complètes : mais dans chacun d’eux, a-t-on dit justement, se trouvent de véritables pages d'histoire.

Voir : n°‘ 1081, 1183, 1545.

1306. Bourparoue (Louis), 1632-1704. Recueil de diverses oraisons funèbres, harangques, discours, etc., Lille, 1689. Les oraisons funèbres se trouvent aussi dans les éditions des DÆuvres de Bourdaloue, et dans Migne, Collection des orateurs sacrés, t. XN.

Le grand sermonnaire n’a fait qu'exceptionnellement des oraisons funèbres. Il a composé celle d'Henri II de Bourbon, prince de Condé, à la demande de son fils, le grand Condé, et il a prononcé cet éloge rétrospectif en 1683 seulement, c’est-à-dire trente-sept ans après la mort d'Henri II de Bourbon. Il a parlé ensuite du vainqueur de Rocroi avec plus de franchise et de brutalité que Bossuet et réparé en quelque mesure les omissions de ce dernier. Enfin, il a rédigé en l'honneur de Lamoignon, premier président du Parlement de Paris, un éloge très court, sans précision et, peut-on dire,

sans prétention. — L'historien ne peut donc guère consulter avée fruit que le second de ces opuscules.

Voir : n°° 1168 et 1554.

1307. Fiécarer (Valentin Esprit), 1632-1710. Recueil de sesorai- © sons bte Paris, 1691, 2 vol. in-8° (première édit.). — Aut. édit. : 1705, 1716, 1744, 1774 (ces deux dernières contiennent un, précis Ne la vie de l’auteur). ‘ *

Contrairement à Bourdaloue, Fléchier a été as appelé à louer des personnages importants, de 1672 à 1690 : duchesse de Montausier (1672), duchesse d’Aiguillon (1675), Turenne (1676), Lamoignon (1679), Marie Thérèse (1683), Michel Le Tellier (1686), | dauphine Marie Anne Christine de Bavière (1690), duc de Montausier (1690). Chacun de ces éloges a été-imprimé à part aussitôt après avoir été prononcé. Fléchier n’atteint certes pas à la grandeur de Bossuet; mais, comme celui-ci, il a connu ceux dontl a. été chargé de rappeler la vie et il fournit, sur le-caractère de chacun, des renseignements qui ne doivent pas être négligés.

Voir : n°’ 842, 1091 el 1658.

1308. Prrraur (Charles), 4628-1703. Les hommes illustres qui « ont paru en France pendant ce siècle, avec leurs portraits au naturel, Paris, 1696-1700, 2 tomes en un vol. in-fol. — Troisièmeédit.; 1701, 2 vol. in-8° ou in-122.

Commencé, croit-on, par l’intendant de La Rochelle, Michel Bégon, ce recueil n’ajoute pas beaucoup à la gloire de PerraultIl comprend une centaine de biographies d'hommes illustres à divers titres; mais ces notices sont très succinctes, des résumés assez ternes. Les unes concernent des personnages que Perrault n’a pas connus; d’autres, au contraire, se rapportent à des personnes avec lesquelles Perrault à été en relations suivies, p. ex. Colbert, Turenne, des littérateurs, des savants et des artistes : ces dérmières seront plus utiles que les autres, parce que les renseignements® qu'elles fournissent émanent d’un contemporain. Cependant il ne faut pas leur donner une importance exagérée : l’ouvrage de Per: rault vaut, en somme, surtout par les gravures qui sont très belles:

Voir : n° 849.

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1309. Caractères de la famille royale, des ministres d'état et des principales personnes de la cour de France, avec une supputation abrégée des revenus de cette couronne, traduit de l'anglais à Ville-Franche chez Paul Pinceau, 1702, in-12°, 56 p.

YŸ a-t-il eu une édition de cet ouvrage en 1700? Nous n’avons pu en trouver trace. En tout cas, après 1702, il y en eut d’autres avec le même titre ou avec un titre légèrement modifié, et avec des augmentations:; 1703, 1704 et 1706. Cette dernière a été pub. p. Ed. de Barthélemy, La cour de Louis XIV à la fin du XVII siècle Jugée par un contemporain, Amiens, 1863, in-8°, 45 p. (ext: de la Revue française, même année).

Est-ce un livret d’origine française ou étrangère? Les opinions diffèrent. Remarquons seulement que Ville-Franche ne prouve rien, que’ Paul Pinceau n’a jamais existé, que la mention « traduit de l’anglais » portée sur l'édition de 1702 disparait dans les suivantes, que l'évaluation des revenus est faite en livres sterling en 1702 et en livres, sols et deniers en 1703. N'y a-t-il pas là toutes sortes de précautions prises pour rendre vaines les recherches? Ed. de Barthélemy croit que l’auteur est un personnage considérable de la cour de France : en toubcas, cet auteur est bien informé.

Son ouvrage appartient au genre du portrait historique et satirique (v. n° 1804). Ce n’est ni un pamphlet ni un libelle, comme il en parut tant contre Louis XIV et son entourage. L'écrivain, qui manie bien la plume, se propose d'apprécier ceux qui dirigent la France au début du xvin° siècle, et il trouve souvent des formules piquantes et qui portent : mais il n’est pas impartial, et il a quelquefois de véritables haines contre certains personnages. Ce recueil sera donc, éomme on l’a dit, fort utile, à condition « de discerner ce que la passion, la partialité ou le désir de faire de l'esprit ont pu inspirer à l'observateur ».

Dans l'édition de 1702, il y a soixante-cinq caractères. Louis XIV « est un composé bizarre : il est merveilleux et commun, laborieux et fainéant, prodigue et ménager, fier et honnête, en un mot rem-

pli de bon et de mauvais ». M"° de Maintenon, qui détient tout le pouvoir, « a le sort de tous les favoris, c’est-à-dire est beaucoup haïe et encore plus crainte ». Si le dauphin est un « bon homme »

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ou encore un «bon prince », le duc de Bourgogne a « un air grave; sombre, atrabilaire » et est d’un « tempérament violent »: Ven-. dôme, « fantôme de héros, n’a ni tête ni bras » ; le prince de Conti, lui, est un « véritable héros, né pour la gloire sans en être eselave ». * Que Tandis que Catinat est «un bon capitaine sans exception » et Vau- Di ban un « homme rare par ses lumières naturelles et acquises », | Villeroy est le -« général le plus pitoyable de nos jours » et Bout flers est encore plus maltraité. Entre Bossuet et Fénelon, l'auteur préfère de beaucoup le dernier. Enfin, le duc de Gesvres est «une vierlle bête de service ». | * L'édition de 1706 comprend des portraits de personnages és ont. vécu bien auparavant. Sur Mazarin, l'appréciation est modérée; Armand de Conti est loué; Fouquet est un « esprit fin et délicat, plein d’ambition et de vanité ». Mais Turenne ne trouve pas grâce” devant l’auteur : il est très malmené comme Boufflers et il n’a, en. somme, que des défauts et une réputation usurpée. e

1310. Portraits et caractères des personnes les plus illustres de be, la cour de France, pub. p. A. »e Borsusue, dans Bul. Soc. H F., PR - 1896, ou, à part, Un recueil inédit de portraits et de caractères, ; Paris, 1897, in-8°, 52 p. .

“a . L'éditeur fait observer qu’il ne faut pas confondre ce recueil avec le précédent. Il en a retrouvé le texte dans un ms. du British Museum ; il lui assigne la date de 1703 et lui donne comme auteur un réfugié protestant établi en Angleterre. Il compare ce récit: aux dons des ambassadeurs vénitiens et à celle d'Ézéchiel Spanheim. L'auteur ne se borne pas à exposer les qualités ou les défauts au point de vue moral : il trace aussi le portrait physique. Dansses cinquante-sept caractères, il fait une plus large place aux dames que dans le recueil précédent : M”° de Maintenon est en compagnie de six princesses ou duchesses. L'auteur s’en tient à la maison royale, aux officiers de la couronne et aux personnages qui forment les conseils, Parmi ces portraits, il convient de signaler ceux de. Louis XIV, du dauphin, du duc et de la duchesse de Bourgogne, de M°° de Maintenon (omnipotente), de Catinat, des ministres Pontchartrain, Chamillart et Torey (éloge), du premier président ‘de Harlay, de Bossuet et du Père La Chaise.

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