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MONTPENSIER

ter un évêché et ne se décide enfin que sur les instances du roi. Archevêque de Vienne, il s’adonne entièrement à ses fonctions religieuses et fait preuve de vertus nombreuses. Des faits précis viennent appuyer les idées générales de l’orateur dont le style a du mouvement.

— Recueil, n° 1360.

1819. MONTPENSIER (Anne Marie Louise Henriette d'Orléans, duchesse DE), 1627-1693. — Axsezue (Antoine), 1652-1737. Oraison funèbre, Paris, 1693, in-4°, ou dans Migne, t. XXI.

Anselme a « consulté des personnes sages et entendu des témoins non suspects ». Dans la première partie, il veut montrer que la grande Mademoiselle eut tout pour elle : il ne cache pas ce qu'il y

- eut de répréhensible dans ses mœurs et il ajoute que « sa gloire ne

fut pas sans ombres ». Aussi se garde-t-il de « proposer Mademoiselle comme ce sage imaginaire des stoïques que l’on supposait exempt de toutes passions ». Mais elle devint ensuite charitable et

libérale et s’adonna à la piété : la longue maladie qu'elle eut à.

. supporter lui permit de se préparer à la mort et de racheter ses

nn

fautes passées.

— Doucerre (Jean Baptiste). Oraison funèbre, Lyon, 1693, in-4°, 38 p.

Le chanoine lyonnais développe cette idée que la duchesse de Montpensier fut une chrétienne et une souveraine : on trouve dans son discours quelques détails sur le gouvernement dans les Dombes. Mais il est curieux de voir que la principale qualité de la duchesse a été la sagesse. L’orateur ne tient aucun compte de la première partie de la vie : quelques lignes à peine sur la Fronde.

.— Fesaco. Oraison funèbre, Paris, 1693, in-4°.

Ce discours, prononcé à Eu par un Révérend Père, est peu important.

— Les amours de $S. À. R. Mademoiselle avec M. le comte de Lauzun, sind., in-12°, 75 p. — Aut. édit. : Cologne, 1673.

Conversations entre Mademoiselle et Lauzun : lettre de Louis XIV sur le mariage; intérêt fort restreint.

— Recueils, n° 1303 et 1304. ,

Voir : — chapitres Mémoires, n° 801, et Lettres, n° 1116; — de Cosnac,

Le mariage de Mademoiselle de Montpensier avec le comte de Lauzun, Besançon, 1886, in-8°.

1820. MONTPONT (Suzanne Henriette de Foix de Candalle, princesse de la Teste de Buch, dame DE), 1618-1706. — Berzunce (Henri François Xavier ne), 1671-1755. Abrégé de la vie de Mage moiselle..., Agen, 1707, in-12°.

Le lotus évêque de Marseille a dédié son livre à l’évêque d’ Agen

Hébert, dont il était en 1707 le grand vicaire. Neveu de Mie de

Montpont, il raconte ce qu'il a vu et entendu, ce qu'il a appris

d'elle et de son entourage. C’est un livre d’édification consacré à une personne séculière dévote et savante, dont le rôle après la révocation de l’édit de Nantes est à noter.

Voir : — Mer. Fr., janvier 1706, p. 285.

1821. MORTEMART (Marie Madeleine Gabrielle de Rochechouart

DE), 1645-1704. — Axserue (Antoine), 1652-1737. Oraison funèbre, …

Paris, 1705, in-4°, 50 p., ou dans Migne, t. XXI.

Anselme a fort connu l’abbesse de Fontevrault, sœur de M® de Montespan. « On sait, dit-il, que dans la maison de Mortemart l’esprit est comme un bien héréditaire. » Son héroïne reçut une éducation complète, et, après avoir montré beaucoup de répugnance à entrer dans un couvent, elle en eut le désir. Abbesse de Fontevrault à vingt-quatre ans, ce qui suscita tout d’abord de l'opposition, elle conquit les cœurs par sa bonté et par la régularité de sa vie. Son administration fut remarquable : la règle est strictement observée, « Fontevrault est comme une nouvelle Thébaïde » et soixante prieurés dépendent d’elle. L'abbesse montre des connaissances très éten-

dues : dans les monastères, elle établit des professeurs de philoso= -

phie et de théologie et assiste aux soutenances de thèses. Elle-même écrit admirablement sur les affaires. Anselme termine ce discours fort intéressant, consacré à une personne si curieuse, par le récit de la mort.

Voir : — Dreux du Radier, Bibliolhèque historique du Poitou, t.1V, p. 345; — Clément (P.), Gabrielle de Rochechouart de Mortemart, Paris, 1869, in-8°.

1822. NAUDÉ (Gabriel), 1600-1653. — Hazré (Pierre), 1611- 1689. Elogium Gabr. Naudæi, Genève, 1661, in-8°.

Dissertation littéraire faite par un savant professeur qui avait À

connu le célèbre bibliographe.

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