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elle montra une constance inébranlable dans le malheur et en face de la mort.

— Bernier (Pierre pe). Uraison funèbre, Paris, 1670, in-4. Prononcée quelques jours après celle de Bossuet, auquel l’évêque de Montauban rend hommage. Il n’a pas composé un bon discours; il a surtout loué Philippe d'Orléans et non -pas la défunte. — Le Mame. Æloge funèbre, Paris, 1670, in-4°, 45 p. Discours banal d'un chanoine de l’église de Chartres.

Voir : — chapitre Lettres, n° 1114; — Sainte-Beuve, Causeries du Lundi, t. VI, p. 253; = Michelet, Rev. D. M. 1859; — Littré, Médecine et médecins, Paris, 1872, in-8°, p. 429-474 (ext. de Phil. posit., 1867); — P. Clément, Rev. Quest. Hist., t. 1, p. 498-546; — Loiseleur, Ts., 1872, ? et 3 novembre; — Baïllon (comte de), Henriette. Anne d'Angleterre, Paris, 1886, in-8°; — Chéruel, Saint-Simon considéré comme historien, p. 153; — Ravaïisson, Archives de la Bastille, t. IV; — A. de Boislisle, édit. des Mémoires de Saint-Simon, t. VIII, appendice 27, p. 636-666; — Ady (H.), Madame, Londres, 1894; — Legué, Médecins el empoisonneurs au XVII siècle, Paris, 1896, in-12%;, — Cabanèés, La mort de Madame, Rev. hebd., 1899, ?:° série, t. VII, p. 91-119; —

Funck-Brentano, Le drame des poisons, Paris, 3° édit., 1900, in-12°; — Cart-

wright (J.), Madame, 1903; — Lombard, Chron. Méd., 1910, p. 417-493; — Fabre (J.), Sur la vie el principalement sur la mort de Madame Henrielte Anne Stuart, duchesse d'Orléans, Paris, 1912, in-12.

1830. ORLÉANS (Charlotte Élisabeth de Bavière, duchesse D'), 1652-1722. — Massizcon (Jean Baptiste), 1663-1742. Oraison funèbre, dans ses OEuvres (n° 1855).

Massillon à fait un portrait quelque peu flatté de celle qui fut la seconde Madame. Qu'elle fut une épouse fidèle, soit : maïs il est exagéré de dire qu’elle fut une mère tendre, une princesse douce et bienfaisante. Toutefois, Massillon a nettement indiqué certains traits indiscutables; son amour pour la France (« elle parut avoir épousé la nation »), l’affection qu’eut pour elle Louis XIV, qui « trouvait en elle ce que les rois ne trouvent guère ailleurs, la vérité », son indépendance, sa franchise. Et l’on ne peut que souscrire à cette phrase caractéristique du grand orateur : « Son cœur et son devoir ne se séparèrent jamais. La cour même, qui ne pardonne jamais à ses maitres et qui outre toujours à leur égard et l’adulation et la censure, en parla comme nous : il faut que la vertu soit bien pure quand le courtisan la respecte. »

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