PICQUET
— Granpcoras. Oraison funèbre, Paris, 1701, in-4°, 39 p.
Chapelain de Monsieur auprès duquel il est resté quinze ans, Grandcolas se propose d'exposer ses vertus. D'une grande naissance, élevé par Anne d'Autriche, Philippe eut pour caractère propre d’être attaché au roi, qu'il seconda à la guerre. Il contracta des alliances glorieuses, et l’orateur fait l'éloge des deux Madames successives. Enfin, Philippe eut une piété étendue, une dévotion solide et sincère.
— LaurexcEau (Cosme). Oraison funèbre, Paris, 1701, in-4, 46 p.
La seule partie développée, dans ce discours d’un récollet, est celle qui concerne la carrière militaire : le reste est inutile.
— Le Camus (André). Oraison funèbre, Paris, 1701, in-12, 78 p.
Écrit touffu et oratoire : quelques faits épars recueillis par un prêtre; importance minime.
— Tairoux (Jean). Oraison funèbre, Reims, 1701, in-4°, 35 p.
Ce bénédictin de Saint-Maur montre que Philippe « s’appliqua toute sa vie à connaitre le roi » et le servit à l’armée. Dans la seconde partie, consacrée à l’homme privé, l’orateur parle avec franchise : « Il eut des faiblesses.…, il fit des fautes.…, son innocence fut altérée par les délices du monde »; mais la religion le sauva.
— Testament et divers portraits de Philippe d'Orléans, pub. p. A. de Boislisle, édit. des Mémoires de Saint-Simon, t. VIIL, appendices 24 et 25, p. 620-630.
— Recueils, n°° 1303, 1304.
1841. PICQUET (François), 1626-1685. — Axrezuy (Charles Léonce). La vie de messire François Picquet, consul de France et - de Hollande à Alep, ensuite évêque de Cesarople, puis de Babylone, vicaire apostolique en Perse, Paris, 1732, in-12°, 543 p.
L'évèque de Grasse a consacré à Picquet un ouvrage touffu, très détaillé et très utile. Son information est sérieuse et variée; renseignements fournis par un domestique de Picquet, lettres de celui-ci, documents donnés par un ami du consul, François Malaval,
Archives du collège de la Propagande à Rome, Journal curieux et très exact des voyages de M. Picquet rédigé par son ancien interprète, l’évêque syrien Safar, Annales des Carmes déchaussés, mémoires dus à des religieux et des religieuses. Cet ouvrage permet de suivre l’action de la France dans les pays du Levant et fait ressortir l'énergie de Picquet dans les affaires politiques et religieuses qu'il eut à traiter.
1842. POLAILLON (Marie Lumague, veuve), 1599-1657. Le Brux (Dominique). Panégyrique funèbre de... Paris, 1658, in-4°, 138 p.
C’est le développement de l’oraison funèbre qu'avait prononcée le Père dominicain, confesseur de la défunte depuis son enfance. « J'avoue, dit-il au lecteur, que le style qui vient de moi n’est pas délicat... Je vous prie de ne vous point ennuyer à la vue de ce panégyrique funèbre. » Outre ses souvenirs personnels, l’auteur s’est informé auprès de « personnes dignes de foi » et a lu de nombreux mémoires. I] n’a pas su dominer ses documents et raconte beaucoup de choses inutiles. Toutefois, ce discours sert à fixer la biographie de M Polaillon. Mariée en 1617 et veuve biéntôt après, elle se confia à Vincent de Paul en 1639 et devint sa collaboratrice. Elle s’appliqua à sauver les filles perdues et fonda dans ce but les Filles de la Providence, ordre qui devint bientôt prospère. Ù — Faypeau (Victor), + 1680. La lumière, cachée sous le muid, mise au jour, la lampe, méprisée dans la pensée des riches, préparée pour le temps ordonné et pour le jour de fête, ou l'esprit de défunte D. M. Lumaque, Paris, 1659, in-12°, 336 p.
Faydeau, chanoine de Paris, à connu Marie Lumague à la fin de sa vie; mais il en parlera «en termes généraux ». C’est un livre extraordinaire et ennuyeux où l'on ne peut récolter des renseignements.
Voir : — Collin (abbé), Vie de Marie Lumaque.…, Paris, 1744, in-1?%,
227 p. (utilise des mémoires du chanoine Chastelain, petit fils de la défunte).. «hs
1843. POLIGNAC (Melchior, cardinal DE), 1661-1742. — Ærag= ment inédit de Saint-Simon, pub. p. A. de Boislisle, édit. des Mémoires, t. XII, appendice 10, p. 542-546.