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PETAU, PHILIPPE D'ORLÉANS

Official de Paris, Gaudin à connu pendant trente ans Péréfixe. Aussi a-t-il dressé une vraie biographie, terne, mais correcte. Il s'intéresse surtout à l’œuvre épiscopale du prélat, dont il énumère les vertus.

— Recueil, n° 1347.

1839. PETAU (Denis), 1583-1652. — Vazors (Henri ne), 1603- 1676. Oratio in obitum Dionysii Petavii, Paris, 1653, in-4°, 27 p.

Lié avec le Père Petau, l’auteur fait l'éloge du talent et des œuvres du célèbre jésuite.

1840. PHILIPPE D'ORLÉANS, 1640-1701. — Révérexo (le sieur). Les dits notables de Monseigneur Philippe de France, duc d'Anjou, frère unique du roi, Paris, 1655, in-8°, 86 p.

La méthode de l’'aumônier du prince consiste à citer une parole de ce jeune enfant de quatorze ans et à la commenter ensuite avec éloges; il y a ainsi quarante-cinq paragraphes. Quand on connaît ce qu'a été le frère de Louis XIV, certaines phrases de l’auteur *. peuvent paraître aujourd’hui d’une ironie singulière. « Toute la France sait, dit-il, qu'il a l'esprit si beau et le jugement si solide, que ÿes sentiments sont si généreux et ses'inclinations si heureuses, qu'il fait déjà voir à son âge tout ce que les autres princes peuvent jamais promettre... Jamais une sale parole n’est sortie de sa bouche et en cela il a la même pudeur de ce beau sexe qui sait l’art de se faire aimer et pour qui il a tant d'estime. » Et qu’ajouter après ce quatrain :

Si ce qu'il a dit nous étonne Avant l’âge de quatorze ans, Peut-on pas Soutenir que ses fruits de l'automne Seront beaucoup plus beaux que ses fleurs de printemps!

Les leçons morales et religieuses du naïf aumônier deyaienta avoir des résultats autres que ceux qu il avait espérés.

— Abrégé de la vie et des actions héroïques de Philippe de France, duc d'Orléans, Paris, 1701, in-4°, 12 p.

Notice biographique élogieuse, écrite suivant l’ordre chronologique : brève, mais avec des dates; énumération des sièges faits par le prince.

— Anpré ne Bources. Oraison funèbre, Orléans, 1701, in-4, 16 p.

Le discours de ce Père capucin est peu de chose. — Bocarr pe Saron. Oraison funèbre, Paris, 1701, in-4, 31 p. É

L'abbé, qui a prononcé son discours au Val-de-Grâce, a fait une

timide allusion à la vie privée du duc; Dieu a permis quelquefois qu'il s'écarte de la voie du juste, mais il l’a ensuite rappelé à lui. L'orateur développe, avec multiples citations, le thème suivant : . Philippe a été le plus fidèle de tous les sujets et le plus religieux de tous les princes. ñ

— Breronneau (François), 1660-1741. Oraison funèbre, Paris, 1701, in-4, ou dans Migne, t. XLI.

D'après le Père jésuite, le duc d'Orléans montra la « fidélité d’un sujet dans l’état de dépendance respectueuse ». Puis vient un développement sur la famille du duc et sur la piété de celui-ci. + Ge discours est, en somme, peu utile.

— CLermonr-Tonxerre (François ne). Oraison funèbre, Paris, 1701, in-4°, 32 p.

« Si Dieu avait permis, dit l’évêque de Langres, que dans ia

feux d’une vive jeunesse son cœur se fût laissé surprendre par les »

faux appas des plaisirs », Philippe s’est repris ensuite. Élevé par Anne d'Autriche, ayant pour son frère une vive amitié, 1l a eu une carrière militaire brillante; il a été grand devant les hommes. S'il n’a pas « une âme toujours innocente », il a conservé un fond de religion et de piété et il s’est converti; 1l a été grand devant Dieu. L'orateur a eu des renseignements précis auprès de son frère qui était premier gentilhomme de la chambre de Monsieur. Son discours est intéressant et justifie l'appréciation de Saint-Simon, qui dit que le prélat « s’en acquitta assez bien ».

— Érawres (abbé n°). Oraison pare Paris, 1702, in-4°, 45 p.

La vie militaire est résumée : beaucoup de rhéton et, en

définitive, peu utile.

—*Goxrer. Oraison funèbre, Paris, 1701, in-4°, 43 p.

Le théologal de Chartres expose les regrets qu'eut le duc d'Orléans de ne plus combattre après la victoire de Cassel. Nombreuses citations.

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