RICHELIEU
— CHAUVESSAIGNE (E.). Oraison funèbre, Lyon, 1653, in-4°, 35 p.
Ce discours est l’œuvre d’un grand prieur de l’abbaye de Savigny, qui connaît d’une façon précise la personne et le rôle de l’évêque. Ainsi, il] cite des actes de bienfaisance accomplis par Richelieu, sa fermeté dans un différend que l'archevêque de Lyon eut, pour la défense des intérèts du peuple lyonnais, avec son frère, son rôle dans la peste de 1629, ete. Ce discours sert à compléter la biographie précédente.
— Recueil, n° 1341.
Voir : — chapitre Leitres, n° 1018; — Péricaud, Notice sur….,' Lyon, 1829, in-8°, — G. de Mun, Rev. hist. dipl., 1904, p. 497-530.
1863. RICHELIEU (Armand Jean Du Plessis, cardinal, due DE), 1585-1642. — Voir chapitre Æistoires générales, n° 622, 627, 628.
— Instructions et maximes que je me Suis données pour me conduire à la cour, pub. p. A. Baschet, Mémoire de..…., Paris, 1880,
Ce mémoire a été écrit par Richelieu vers 1610, alors qu'il était évèque de Luçon et qu’il songeait à accroître sa fortune. La minutie avec laquelle il à rédigé ce règlement montre son ambition, et surtout fait connaître le caractère du futur cardinal.
— Rexaunor (Théophraste), 1586-1653. Éloge d'Armand Jean Du Plessis, cardinal de Richelieu, sind., in-4°, 7 p.
Renaudot a composé cet éloge après la prise de La Rochelle : il y a résumé la vie du ca/dinal jusqu’en 1628 ; évidemment, c’est un panégvyrique. A |
— Tuziemax (Jan), + 1647, Panegyricus eminentissimo Cardinali, serenissuno duci Armando Joanni Plessiaco, Richelii toparchæ, Patri /patriæ, consecratus a Tilemanno Stella Bipontino, Paris, 1634/ im-f°, 72 p.
L'auteur Le un personnage quelque peu mystérieux. Connu sous le nom de S'ella, portant aussi le titre de seigneur de Terey et de Morimont, Jéan Tilleman, originaire de Deux-Ponts, fit sa fortune en France. Protégé par Chavigny, puis secrétaire du comte d’Avaux à Hambourg jusqu’en 1638, il fut envoyé trois ans plus tard par Richelieu à Brisach, pour y rechercher dans les archives les titres
CA la. Fr. xut. — ANDRÉ 3, 22
qui pourraient établir les empiétements de la maison d'Autriche en Alsace. En 1644, il est résident pour le roi à Strasbourg et ily meurt. Très lié avec les érudits de son temps, il avait été nommé . professeur ès sciences mathématiques au Collège royal : mais il n'eut guère de succès, si l’on en croit Guy Patin (Lettres, I, p. 468), Duval (Le Collège royal de France, Paris, 1644) et l’abbé Goujet (Mémoire historique et littéraire sur le Collège royal de France, Paris, 1758, in-8°, t. IL, p. 152-157). Il est question de ce personnage dans Avenel, Lettres. de Richelieu, t. VI et VIII, passim, — Boppe, édit. de la Correspondance du comte d'Avaux avec son père, 1887, p. 161-164, — et Legrelle, Louis AIV'et Strasbourg, p. 127- 132. Écrit du vivant de Richelieu, son panégyrique est une sorte d'histoire de la vie du cardinal jusqu'au moment où celui-ci va s'engager dans la guerre de Trente ans. Peut-être cet ouvrage a-t-il attiré l'attention du ministre sur l’auteur : en tout cas, la “ tendance laudative y est très marquée. Ce panégyrique est bien inférieur au pamphlet Monarchia Gallica, œuvre de polémique . remarquable dont Tilleman est fort probablement l’auteur (v. chapitre Journaux et Pamphlets). On a encore de lui une vie de Bernard de Saxe-Weimar, qui est en ms. à la B. N.
— Léon pe Sair-Jean. Journal de ce qui s’est fait et passé à la maladie et à la mort de feu Monseigneur l'éminentissime cardinal, duc de Richelieu, et les dernières paroles qu'il a proférées, slnd., in-4°, 8 p.
Cet opuscule a paru aussi sous les deux dre suivants : 1° Lettre ki
à Monseigneur le marquis de Fontenay-Mareuil, ambassadeur de Sa Majesté à Rome, et relation véritable de tout ce qui s’est passé en la maladie, les dernières paroles et la mort de Monseigneur l'éminentissime cardinal duc de Richelieu, Orléans, 1642, in-8°, — 2° Lettre à Monseigneur le marquis de Fontenay-Mareuil ambassadeur de Sa Majesté à Rome, sur le trépas de Monseigneur \ l’éminentissime cardinal duc de Richelieu, traduite en latin, en é italien et en espagnol en cette dernière édition, Paris, 1650, in-12°,1, 120"p. Ce récit se trouve encore dans Arch. cur., 2° série, t. V, p. 347-359. Le Révérend Père, qui s'appelait Jean Macé, l’a écrit le 1 décembre 1642, c’est-à-dire quelques jours après la mort de Richelieu. Il est tros favorable au cardinal. Mais il a assisté aux
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