‹ L'Histoire de FranceChapitre 16 sur 145 · RE LT · texte numérisé non relu

RE LT

62 BIOGRAPHIES. rec

Tournai pour avoir fabriqué de faux titres? Par suite, l'ouvrage de Palliot doit être utilisé avec précaution. Il n’en reste pas moins important pour cette famille de guerriers, qui se sont brillamment | distingués. Parmi les preuves, celles qui intéressent le xvu® siècle (p- 162 et sq.) sont des contrats, testaments, registre de baptême, commissions et brevets : elles vont jusqu’à l’année 1665. Dans l'ad-.

‘dition (p. 210 et sq.), il en est d’autres du même genre Le vont.

jusqu’à l’année 1669. WE ES Voir : n° 1578. , RE

1418. CHASTEIGNERS. — Ducnesne (André), 1584 1640. His.) | toire généalogique de la maison de Chasteigners, seigneurs de La Châteigneraye, de La Rochepozay, de Saint-Georges de Rexe, de Lindoys, etc., Paris, 1634, in-fol., 582 p., Rose le tables, et 190 Pde preuves.

Cet ouvrage du savant érudit ne concerne que par exvep fl le. J xvue siècle. Mais il est complété par le suivant : Clabault, Généalo- | gie historique de la maison de Chasteigner, Paris, 1719, in-4°..

Clabault à fait aussi un Y'ableau généalogique de la maison de |

Chasteigner, Paris, sd., in-f° (ouvrage différent). (0 F k

1419. COLBERT. — Les prétentions généalogiques du ministre” de Louis XIV n’ont pas été justifiées et ne pouvaient pas l'être. Cependant certains écrivains se sont appliqués à leur donner satis- | faction. Il est utile de PROS quelques-uns de ces essais, parfois bizarres, pour montrer jusqu'où la flatterie pouvait aller. À

— La ligne directe depuis Jacques Colbert, baron de Castelhill,- Jusqu'à Jean Baptiste Colbert, marquis de Seignelay, ministre, d'État, snld., in-fol. RUE

Planche où l’on trouve vingt-neuf blasons travel. D, LS

— Brianvize (Claude Oronce Finé ne), + 1675. Devises héroïques sur les armes de Monseigneur de Colbert, Paris, 1667, in-4°. | 4

Abbé, aumônier du roi, auteur du Jeu d'armoiries de l Europe pour apprendre le blason, qui eut plusieurs éditions et fut traduit en italien, Brianville a composé des devises qui n’ont pas de RE

— Senecey (Brice Bauperon px). La Guyvre mystérieuse ou lez. plication des armes de la très illustre famille de Colbert, RP in-8°, 161 p.

Ce lieutenant général au bailliage de Mâcon peut revendiquer la palme. Le titre est un trompe-l’œil : il s’agit d’une dissertation sur le serpent et le lierre. Apologie constante, écrite dans un style amphigourique. — V. n° 1546.

. — Mexesrrier (Claude François), 1631-1705. Cinquante devises pour Monseigneur Colbert, conseiller ordinaire du roi, Lyon, 1683, in-8°.

Le savant Père jésuite a écrit de nombreux ouvrages techniques sur l’art, héraldique qui lui valurent une grande réputation. Mais ses Cinquante devises n’y contribuent pour rien. — V. n° 650.

Voir : n° 1600.

1420. DAUPHINÉ. — Azraro (Guy), + 1713. Histoire généalogique des maisons de Dauphiné.

Sous ce titre général, il faut comprendre 4 vol. in-4° qui ont paru à Grenoble de 1672 à 1682 et qui concernent un certain nombre de familles. —T. I : Bonne, Créquy, Blanchefort, Agout, Vese, Montlor, Maubec, Montauban. — T. IT : La Croix de Chevrières, Portier, Arzac, Chissé, Sayve, Rouvroy. — T. II : Revilase, Gandil, Fassion, Precomtal, Saint-Mafcel, Vauserre, Bardonnenche, Merindol, Baudet, Yse, Lancellin, La Baume de Suze, Beaumont. — T. IV : Du Puy-Montbrun, Murinais. L'auteur arrive jusqu’au xvu* siècle, mais donne des renseignements succincts et quelques dates : ses généalogies sont assez mal établies.

Voir : n° 1398,

1421. ESTOUTEVILLE. — Recueil de titres de la maison d'Estouteville, Paris, 1741, in-fol.

Ce recueil a été composé pour que Paul Édouard Colbert, fils de Seignelay, puisse prendre le titre de duc d’Estouteville. Il comprend une soixantaine de pièces de dates diverses : ce sont des tables généalogiques, des mémoirés, des lettres patentes, des arrêts, des requêtes.

| Voir : G. de La Morandière, Histoire de la maison d'Estouteville en Normandie, Paris, 1903, in-4°.

… 1422. ESTRADES. — Duruerx (Scipion), 1569-1661. Généalogie de la maison d'Estrades en Agénois, Bordeaux, 1655, in-4°.

1423. ESTRÉES. — De Bonam. Factum pour la généalogie de . la maison d'Estrées et de la gloire qu'elle tire de l'alliance des princes de Vendôme, sd. (1678), in-8°. | :

Est-il bien exact que l'historien Antoine Varillas ait publié ce factum sous le nom d'Henri Stuard, sieur de Bonair, gentilhomme de la garde écossaise, historiographe? Ne serait-ce pas Bonair luimême, qui avait des attaches avec la maison de Vendôme et mit sa plume à leur service à plusieurs reprises?

Voir : n‘° 1643, 1644 et 1645.

1424. FAUDOAS. — Faunoas pe SÉGuENvILLE (Jean Louis pt). Histoire généalogique de la maison de Faudoas en Guyenne, Paris, - 1688, in-4°. Seconde édit., Montauban, 1724, in-4°, 252 p. et table.

D’après le long titre de cette seconde édition, les pièces et les mémoires auraient été recueillis par Honoré Caille Du Fourny, auditeur en la Chambre des comptes de Paris : en réalité, c'est un remaniement du premier ouvrage, qui a été corrigé et augmenté. L'auteur était prévôt du chapitre de Montauban : il pousse son his- | toire jusqu’au commencement du xvin* siècle et il à fait un livre intéressant, quoique l'importance de la famille soit minime. Il y a compris aussi la généalogie de la maison de Rochechouart, alliée aux Faudoas. — V. Mer. Fr., 1762, juin et juillet.

1425. FORBIN. — Pas d'ouvrage particulier sur cette famille. On trouve des renseignements dans Robert de Briançon (n° 1402), et dans les histoires de la noblesse de Provence ou du comtat Venaissin de Maynier, d’Artefeuil et de Pithon-Curt. — Cf. Maury, Notice sur la maison de Forbin, Paris, 1815, in-8°.

1426. GONDI. — Corginezt (Jean), 1615-1716. Æistoire généalogique de la maison de Gondi, Paris, 1705, 2 vol. in-4° avec figures. |

La paternité de cet ouvrage a été contestée à ce galant homme, que nous connaissons surtout par M°° de Sévigné. D’après le Père Lelong (n° 42545), l’auteur serait Antoine Pezay, peintre et héraut d'armes; d’après Gazier, Les dernières années du cardinal de Retz, P- 129, note 2, c’est le cardinal lui-même qui aurait entrepris cette 4 histoire pendant son séjour à Commercy; Guigard, Bibliothèque

héraldique de la France (n° 4028), l’attribue au contraire à Corbinelli lui-même et déclare à juste titre que c’est moins une généalogie que l’histoire de la maison. On peut y trouver des renseignements sur pre des PANoERgeS ayant vécu au xvrr siècle.

Voir,- pour “Lépprécistions Mém. Trév., novembre 1706, et J. S.,, 1707, P' 3375 — n° 1681. -

1427. GRAMONT. — Aistoire et généalogie de la maison de Gramont, Paris, 1874, in-8°.

Ce livre moderne est indiqué ici parce qu’il a été fait à r aide des archives de la maison de Gramont, dont on reproduit souvent, nous dit-on, « le style suranné des documents ». Les chapitres qui intéressent le xvn° siècle sont les chapitres x (le duc Antoine I°°), xx (le duc Antoine, ambassadeur et maréchal), xrv et xv (ses frères et ses enfants). Les textes vont de la page 401 à la page 455. On y remarque : deux lettres de Richelieu (1642) au maréchal, des lettres (1650 à 1678) de Louis XIV, Anne d'Autriche, Condé et Marie Thérèse au même, une lettre de Louis XIV et une d’Antoine IV (1705) relatives aux affaires d'Espagne et à M" des Ursins.

1428. HARCOURT. — La Roque (Gilles André pe), + 1687. Histoire généalogique de la maison d'Harcourt, EN d'un grand nombre d'armoiries,.… justifiée par plusieurs chartes de diverses églises, Paris, 1662, 4 vol. in-fol. :

Deux volumes pour l’histoire; deux volumes pour les preuves, indiquées sans ordre : des négligences, des répétitions, des contradictions ; peu utile pour le xvn siècie. — V. n° 1410 et 1444.

— Le Norr (Dom J. L.). Preuves généalogiques et historiques de la maison d'Harcourt, pub. p. le marquis d'Harcourt, Paris, 1907, in-8°.

Le bénédictin Le Noir a rédigé cette généalogie en 1783 et l’a établie d’après les pièces tirées surtout de la Chambre des comptes de Paris : il renvoie d’ailleurs constamment aux preuves. C’est un travail précis, quoiqu’un peu succinct, qui justifie l'appréciation donnée par L. Delisle dans une lettre-préface. Les preuves, pour la période comprise entre 1610 et 1715, vont de la page 270 à la

H. 8. F, XIII. — ANDRÉ 3. ÿ

page 331 : ce sont des actes de toute nature, tantôt reproduits, tantôt analysés.

— Sur cette famille, voir aussi le Père Anselme, t. V:.— V. |

1429. LA FARE. — Hozxær (Charles René n’), 1640- 1732. : Généalogie de la maison de La Fare, Montpellier, 1695, in-fol”

Nous n'avons pu trouver cet ouvrage du savant armoriste, qu'indique Lenglet-Dufresnoy, IV, 441.

— Azexis (Caquet, le Père). Généalogie de la maison de La Fare en Languedoc, dressée sur les titres originaux et établie dans les grands officiers de la couronne, s1., 1766, in-8°.

Le Père augustin indique, dans son titre, une partie de ses sources, le Père Anselme ; il s’est servi aussi de l’Æistoire du Languedoc de dom Vaissette. Pages 20-30, généalogie de la branche principale; p. 31 et sq., autres branches. Famille provinciale dont les membres ont surtout servi dans l’armée. — V., pour un autre ouvrage du même auteur, le n° 1458.

Voir : n° 838.

1430. LA ROCHEFOUCAULD. — Ducnesne (André), 1584-1640. | Généalogie de l'ancienne et illustre maison de La de | Paris, 1622, in-8°. -

Toute petite brochure qui ne servira guère pour le xvn° siècle.

— Hurn (Pierre). Généalogie de la très grande, très ancienne et - très illustre maison de La Rochefoucauld, imprimée aux dépens de M. de Roissac, sl., 1654, in-4°. 3

Pierre Hutin est le pseudonyme de Léonor de La Rochatotoni, seigneur de Roïssac, qui fait un portrait et un éloge de lui-même | à la page 63. Il cite ses sources, et, en particulier, Duchesne. Pour les généalogies du xvir* siècle, on peut lire les pages 26-34, 58-59, 61-65, ete. La sûreté des informations n’est pas parfaite, comme le prouvent les notes rectificatives mss. que l’on trouve dans l'exem- | plaire de la B. N. |

Voir : n° 1738.

| | ‘1431. LA TRÉMOILLE. — Sover (Ch.). Les hautes et illustres |

alliances de la maison de La Trémoille, recherchées et disposées en ordre de 128 quartiers, de Monseigneur le prince de Talmond, Paris, . 1647, in-f°. — Aut. édit. : 1649.

Ouvrage fait au moment de l'expédition de Naples : c’est une fable généalogique contenant les armoiries gravées, se partageant par moitié entre la ligne paternelle et la ligne maternelle.

— BLoxvez (David). De regni neapolitani jure, pro Tremollio duce, ou Traité du droit héréditaire appartenant au duc de La Trémoille au royaume de Naples, Paris, 1648, in-4°, 39 p., suivi

de 39 p. de preuves : imprimé en latin, en français et en italien. — Aut. édit. : Paris, 1654, in-40, français et latin en deux colonnes.

Ouvrage de circonstance comme le précédent : ne peut pas servir évidemment pour la généalogie, mais vient en aide à la biographie de certains personnages à propos des prétentions de la famille.

— Saire-Marrus (Scévole et Louis ne). Zistoire généalogique de la maison de La Trémoille, Paris, 1667, in-12°, — Aut. édit. : 1668, 348 p. et tables, pub. p. Pierre de Sainte-Marthe.

Cette généalogie a été faite sur la demande de Claude de La Trémoille, premier duc de Thouars. Les auteurs citent ceux qui leur ont fourni des indications, Duchesne, Justel, De La Mare, d'Hérouval, Godefroy, etc. : d’ailleurs, il y a une table des imprimés et des manuscrits qui ont été utilisés. Pôur le xvrr siècle, voir à partir de la page 259. À propos de chaque personnage;'la vie est racontée avec précision et des dates, mais avec peu de développement.

— Chartrier de Thouars, documents historiques et généalogiques, pub. p. le duc de La Trémoille, 1877, in-4°.

Publication importante, dans laquelle on trouve toutes sortes de documents utilisables, p. 124-174, 267-287, 314-317, 332-338, 348- 359. Signalons des lettres de Marie de Médicis, Louis XIII, Anne d'Autriche, Louis XIV, et de divers membres de la famille de La Trémoille, — des lettres patentes, commissions, brevets, actes familiaux. Tout cela est utile pour des biographies individuelles,

— Les La Trémoille pendant cinq siècles, publication due au duc de La Trémoille.

Le premier volume a paru en 1890. Pour le xvu° siècle, consulter le tome IV (1596-1709) pour Henri de La Trémoille (1598-1674),

Voir : — Courcelles (chevalier de), Généalogie Le la maison de L Paris, 1824 (simple extr. de l'Histoire généalogique et héraldique à de Fr ance, Paris, 1822 et sq., in-4°). (9 8

1432. LA VALETTE. — Geuène (Bernard). Gén

cinq pages seulement : elles concernent le due Der d' Épe er et le cardinal Louis de La Valette, qui vivent encore au mo me écrit l'auteur.

Voir : n° 1741. DT ce

1433. LIONNE. — Azraro (Guy), + 1715. M log maison de Lionne. ne Cette généalogie n’a pas été publiée, mais a été utilisée | P frey dans son ouvrage sur le miñistre de Louis XIV, LE, xH, Le docteur U. Chevalier, dans Bul. Soc. Dr "18772400 déclare succincte, incomplète et louangeuse : ; 5# en dresse u même d'après les archives de l'assistance publique de Paris, l'hôpital de Romans et de la préfecture de la Drôme. Pour Hug de Lionne, il se sert du ms. de Guy Allard qui probablement borné à transcrire le curriculum vitæ rédigé par le mini r même. |

Voir : n° 1771.

1434. LORRAINE. — Pour cette maison, l’on n’a guère des ouvrages touchant à la polémique à cause de la généalogie $ qu la maison de Lorraine avait fait fabriquer et de ses pr à Ja royauté française. A ce titre, ils sont curieux et peuvent nir des indications que l’on doit d’ailleurs contrôler.

— Cnanrereau Le Fèvre (Louis), 1588-1658. Considérations historiques sur la généalogie Je . maison de ige Paris, 1642, er". in-f°, 359 p. .

Ce n’est qu’une partie des mémoires sur les origines des maisons 1 des duchés de Lorraine et de Bar que Chantereau Le Fèvre se pro- % posait de publier et qu'il n’a pas continués. L'auteur, administra- R teur et jurisconsulte, fut intendant en Lorraine et il commença à L écrire son ouvrage vers 1634, c'est-à-dire après l'occupation de la En Lorraine par les troupes de Louis XIIT. Il proclame nettement son but, qui a été « la recherche et éclaircissement des droits qui nous appartiennent ès dits duchés ». Et il précise : « Je n’ai eu d’autre idée, lorsque j'ai pris résolution de rédiger par écrit mes mémoires, mr que le’pur désir de servir le roi et sa couronne dans la recherche et E

conservation des droits qui lui appartiennent ». L'on ne s’étonnera

donc pas si Richelieu est un « incomparable ministre », si « les De, anciennes et légitimes limites ne sont point autres du côté de l’AI- kF lemagne que le renommé fleuve du Rhin », si l’auteur réfute avec -

vivacité la généalogie de la maison de Lorraine. — Pircann (le Père Benoit). L'origine de la très illustre maison * de Lorraine, Toul, 1704, in-12°.

- Si l’on ne tient pas compte de l'intention qui a amené ce Père capucin à écrire son ouvrage, on est obligé de reconnaitre qu'il y a là une source peu abondante : quelques pages seulement sont consacrées aux derniers ducs.

— Huco (Charles Louis), 1667-1739. Traité historique et critique sur l'origine et la généalogie de la maison de Lorraine, avec les chartes servant de preuves aux faits avancés dans le corps de l'ouvrage et l'explication des sceaux, des monnaies et des médailles des ducs de Lorraine, Berlin (Nancy), 1711, in-8°, 299 p., plus des “preuves, sceaux, monnaies et table des matières. — Aéflexions sur deux ouvrages nouvellement imprimés, concernant l'histoire de la | “maison de Lorraine, s1., sd. (1712), in-12° Pour publier ces ouvrages, Hugo, abbé d Étival, a pris le pseu- donyme de Baleicourt. Il attaque Chantereau Le Fèvze et soutient l'opinion que l'origine de la maison de Lorraine est commune avec ; celle de la maison d'Autriche. Cela l’engagea dans une vive polé-

70 BIOGRAPHIES. d' 2

mique avec l’auteur précédent, le Père Benoit, qui publia successivement Supplément de l'histoire de la maison de Lorraine avec des remarques sur le traité historique et critique de l'origine de

cette illustre maison, imprimé à Berlin en 1711, Toul, 1712, un.

Page 1