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ACARIE

du xvu* siècle. L'auteur montre une grande circonspection dans le récit des faits ef ne cite pas les noms des personnes. Il a divisé sa biographie en trois livres : la vie, les grâces et les vertus, les miracles après la mort.

— Marin (Maurice). La vie de la servante de Dieu, sœur Marie de l’Incarnation, religieuse converse et fondatrice de l'ordre de

Notre-Dame du Mont-Carmel en France, Paris, 1642, in-8°, 235 p.

— Aut. édit. : 1665, in-12° (augmentée).

Provincial des Barnabites et supérieur des Carmélites de Pontoise, Marin a voulu résumer l’œuvre de M" Acarie et l’histoire des Carmélites de France, en même temps qu'écrire un livre de morale où les réflexions abondent.

— Herve (Daniel). La vie chrétienne de la vénérable sœur Marie de l'Incarnation, fondatrice des Carmélites en France, divisée en deux parties, dont la première contient les vertus qu’elle a particulièrement pratiquées dans le monde, et la seconde celles qui lui ont été communes dans le monde et dans la religion, Paris, 1666, in-8°. — Aut. édit. : 1690, 595 p.

Oratorien, Herve a dédié cet ouvrage à Marie Thérèse qui portait un grand intérêt aux Carmélites. Il n’a pas connu M°° Acarie; mais il a consulté des documents, mémoires et lettres, que lui ont fournis les Carmélites de Paris et de Pontoise et l’Oratoire. Plus précis que Duval, il cite les personnes qui l’ont renseigné. Il aurait pu ainsi composer une bonne biographie : mais il l'encombre de itations d'auteurs sacrés, de digressions, de réflexions morales. son confrère Batterel l’a donc jugé avec sévérité, mais sainement t. II, 247), quand il dit que c’est une « histoire à la vérité fidèle, issue de lettres, pièces et mémoires originaux cousus ensemble et rapportés le plus souvent dans les mêmes termes, mais remplie l'allusions de moralités et de préambules qui en font un assez mauvais tout et un discours fort ennuyeux à mon gré ».

— Recueil : n° 1337.

Voir : — Montis (abbé de), Vie de…., 1778, in-12°; — Moirani (Barthélemy), Vila lella beata Maria dell Incarnazione, Rome, 1791, in-4° ; — Boucher (J. B. A.), lie de..., Paris, 1816 (nouvelle édit. ensuite par Monseigneur Dupanloup, avec lusieurs pièces inédites); — abbé Trou, Vie de.., 1841; — G. de Cadoudal, He Acarie, Paris, 1863, in-18°; — Houssaye (abbé), M. de Bérulle et les Jarmélites de France, Paris, 1872, in-8°; — id., Le Père de Bérulle et l’Ora-

toire de Jésus, Paris, 1874, in-8°; — Nourrisson, Essai sur le cardinal de: Bérulle, Paris, 1856, in-12°. }

1491. ACARIE (Marguerite), 1590-1660. Fille de la précédente, elle fut à deux reprises supérieure des Carmélites. :

— Tonsox pe Cmenevibres. La vie de la vénérable Mère Mars querite Acarie, dite du Saint-Sacrement, Paris, 1689, in-8°, 413 pM

Cette biographie est faite d’après des documents fournis par les . Carmélites et, dit l’auteur, d’après des mémoires recueillis par un magistrat. Elle donne des détails précieux sur l'ordre du Carmel,M les difficultés causées par l’observation stricte de la règle, l'accueil. parfois peu aimable réservé à la supérieure dans ses voyages en» province : elle caractérise le gouvernement de Marguerite Acarie, 4 qui se montra toujours très douce, humble et charitable. Mais, « dans cet ouvrage, le merveilleux se mêle au réel et l’auteur attache | une trop grande importance aux prédictions faites par son héroïne à propos de plusieurs événements : tout cela diminue la valeur du. livre. 4 1492. AGUESSEAU (Henri D’), 1635-1716. Père du chancelier; Henri d’Aguesseau fut successivement maître des requêtes, inten-« dant en Limousin, en Guyenne et en Languedoc : il resta dans ce dernier poste jusqu’en 1685, eut vis-à-vis des protestants une poli tique de conciliation, fut rappelé lors de la révocation de l’édit dem Nantes et eut pour successeur Basville. Conseiller d'état, il faillit” devenir chancelier en 1699 et occupa encore de très hautes fonc tions jusqu’à sa mort. Son fils a écrit l'ouvrage suivant. 2 -

— AGuesseau (Henri François n°), 1668-1751. Discours sur la vie et la mort, le caractère et les mœurs de M. d’'Aguesseau, conseiller. d'état, Château de Fresne, 1720, in-8°. — Aut. édit. : Paris, 1812, in-12°.

Ce discours comprend deux parties. Dans la première, de fils raconte la vie publique du père et, en passant en revue Jes diverses. intendances, renseigne sur l'administration des provinces; il insistem sur l’état du protestantisme dans le midi de la France et les mou“ vements qui eurent lieu dans les Cévennes avant la révocation. La seconde partie est consacrée à la vie privée : Henri d’Aguesseau apparaît comme le type du magistrat, instruit, honnête, ayant dess

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