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AIGUILLON

mœurs douces, aimant la vie de famille et se délassant, après les soucis de l'administration, par la culture des belles-lettres et l’instruction de ses fils. Ce discours, qui n’était pas destiné à l’impression et que le chancelier avait composé pour ses enfants, est évidemment un éloge de l’intendant et l’auteur s’y montre recon-. naissant de la tendre sollicitude que son père eut pour lui : c’est une dette qu'il paie à sa mémoire. Ce défaut mis à part, il n’en reste pas moins une biographie très détaillée et d’un grand intérêt. Voir : — A. Boullée, Histoire de la vie et des ouvrages du chancelier d’Aguesseau, Paris, 1835, 2? vol. in-8° (en tête, notice sur l'intendant); — F. Monnier,

Le chancelier d'Aguesseau, Paris, sd., in-8°; — Roschach, Mém. Acad. Toul., 1875, t. VII, p. 576-592.

1493. AIGUILLON (Marie Madeleine de Vignerot, duchesse D’), 1604-1675. Nièce de Richelieu, à qui elle fut constamment dévouée, la duchesse fut mêlée aux intrigues de la cour tant que vécut le cardinal. Après la mort de celui-ci, elle abandonna le monde pour se confiner dans la piété et se consacrer aux bonnes œuvres.

— Brisacrer (Jacques Charles). Discours funèbre, Paris, 1675, in-4°, 48 p. (trois éditions dans la même année).

L'auteur, directeur du séminaire des missions étrangères, s 'attache surtout à exposer le zèle de la duchesse d’Aiguillon en faveur des missions apostoliques pour le rachat des captifs et donne des détails sur la fondation de l’Hôtel-Dieu de Québec, due en grande partie aux libéralités de la nièce de Richelieu.

— Frécumwr (Valentin Esprit), 1632-1710. Oraison funèbre, Paris, 1675, in-4°., — Aut. édit. : 1676.

Prononcée trois mois après la précédente, cette oraison funèbre est de beaucoup supérieure. Fléchier y déclare : « Je ne viens ni déguiser les faiblesses, ni flatter les grandeurs humaines, ni donner à de fausses vertus de fausses louanges. » Il n’a pas accompli tout son programme. Aucune allusion n’est faite aux bruits qui coururent sur les rapports du cardinal et de la duchesse. Le rôle politique, joué par celle-ci, est à peine indiqué : l'orateur le transforme même pour n'insister que sur la charité de M”° d’Aiguillon : « Le ministre, dit-il, s’appliquait aux affaires de l’état et lui laissait le ministère de ses libéralités et de ses aumônes. » Fondation de l’hô-

pital de Québec, participation à l’œuvre de saint Vient % Paul, les missions, l'amélioration du sort des forcats, le rachat des chrétiens esclaves en Afrique, les envois de missionnaires au Canada et en Chine, tels sont les points que Fléchier dep tout :

employant trop souvent des termes vagues. | $ 3

Voir : n° 4001; — Bonneau-Avenant (A.), La duchesse d'Aiguillon, Paris, 1882, 2e édit. PE Ê

1494. ALBRET (Henri D’), + 1650. — Ds RUES (Mathieu) à Oraison funèbre, prononcée le 19 mai 1650, Paris, 1650, in-49, 44 Chanoine de l’église de Saintes, l’auteur a dédié son discour

fille du défunt : son oraison funèbre est totalement insignifiante @ parce qu'il parle de la maison d’’Albret et très peu de son héros.

1495. ANGOULÊME (Louis Emmanuel de Valois, due D’) 1596-1653, d'abord évêque d'Agde, puis duc d'Angoulème L mort de son père, colonel général de la cavalerie et sRure Provence. De - — Gourreau (Philippe), chanoine de l’abbaye de Saint- Oraison funèbre, Paris, sd., in-4°, 81 p. hr

L'euteur à a connu le duc : il raconte les combats: contre les ÿ

pendant la Fronde; beaucoup de verbiage. u — Lescor (Mathieu). Le prince ou discours PER Pas À in-8°, 80 p.

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