BOSQUET, BOSSUET
évêque de Béziers, qui appartenait à la mème famille que le cardi-
nal de Bonsy. Des extraits de son discours se trouvent dans Julia,
Histoire de Béziers, note 6, p. 419-421. — Voir aussi : Bellaud- Dessalles, Les évêques italiens de l’ancien diocèse de Béziers, Toulouse, 1901, in-8° (textes).
1544. BOSQUET (François), 1605-1676. — Abrégé de la vie de Monseigneur l'évêque de Montpellier, pub. p. A. Germain, Une vie inédite de François Bosquet, Montpellier, 1859, in-4° (ext. de Mém. Acad. Montp.).
Écrite probablement par un chanoine au moment de la mort du
prélat, cette biographie est très précise, donne des dates et carac-
térise l'épiscopat de François Bosquet.
- — Prcor (Séraphin). Oraison funèbre, Avignon, 1676, in-4°, 40 p.
Gardien des Récollets de Montpellier, l’auteur a dù bien connaître le défunt. Il a divisé son discours en trois points. Dans le premier, où il veut montrer que Bosquet était « mort au monde », il fait une biographie complète et exacte. Dans le second, où il expose que son héros était « mort à lui-même », il dessine un portrait très curieux de ce fonctionnaire, laïque et ecclésiastique, qui, dès son jeune âge, s’habitue aux mortifications et qui, intendant, porte la haire et le cilice : Bosquet apparaît comme fort habile, puisqu'il s’est efforcé de ne pas être un juge de Cinq-Mars et de Thou, et comme accomplissant avec un zèle minutieux ses fonctions épiscopales. La troisième partie («il est mort à son peuple ») est - au contraire bien faible et dépare le reste, ainsi que la digression sur le développement de l’oraison funèbre depuis les temps les plus reculés. Malgré ces défauts, ce discours doit être consulté.
— Recueils, n° 1844 et 1488.
Voir : — chapitre Lettres, n° 1064.
1545. BOSSUET (Jacques Bénigne), 1627-1704. — Lepreu (abbé François), 1658-1713. Mémoires et Journal sur la vie et les ouvrages . de Bossuet, pub. p. l'abbé Guettée, Paris, 1856-1857, 4 vol. in-8°. Ledieu a été secrétaire particulier de Bossuet à partir de 1684 et - a vécu ainsi pendant vingt ans aux côtés du prélat : il a commencé . à écrire en 1699 au jour le jour ce que disait et faisait l'évêque de
Meaux. Il raconte jusqu'aux plus petites particularités sans prétention et avec un réel souci de la vérité. Les Mémoires forment le complément du Journal, parce que Ledieu y insiste sur les premières années de Bossuet. Les deux ouvrages sont donc importants et ont été utilisés par les écrivains postérieurs, en particulier par Burigny pour le fond et par le cardinal de Bausset, qui a inséré dans sa vie des citations, pas toujours exactes. Mais l'édition Guettée n’est pas parfaite : les erreurs commises ont été relevées par l’abbé Ch. Urbain, L'abbé Ledieu, historien de Bossuet, Paris, 1898, in-8° (ext. de Rev. H. L. F.); les passages omis ont été signalés par Gazier, Rev. crit., 1880, 2, 234, et l’un d'eux a été publié par Griselle, Rev. 4. L. F., 1900. Pour la critique de cette
édition, voir aussi : Sainte-Beuve, Causeries du Lundi, t. XII,
p. 248-279, et t. XIII, p. 285-303, et Floquet, Bossuet, précepteur
du dauphin, p. 403, note 2. — Sur l’auteur, voir : E. Leree
Rev. Bos., 1911, p. 133-142.
— Sainr-Axpré (André Chapperon pe), 1652?-1740. Anecdotes sur la vie de Bossuet, pub. p. Ch. Urbain, Rev. H. L. F., 1903, p. 94-110. -
Ces anecdotes, qui vont de 1686 à 1700, n’ont été écrites que bien plus tard, en 1736 environ. L'auteur a bien connu Bossuet, qui lui avait fait quitter le monastère de La Trappe pour venir auprès de lui à Meaux. Sous les deux successeurs de Bossuet, Saint-André fut grand vicaire de l’évêché. Dans sa relation, il s’est surtout attaché aux questions de polémique religieuse; il a voulu montrer que Bossuet avait combattu avec la dernière énergie le jansénisme et le quiétisme : il faut donc tenir compte de sa partialité.
— Sair-Anpré (André Chapperon ne). Relation de la dernière maladie et de la mort de Bossuet, pub. dans Rev. Bos., 144 t. IL, p- 180-186. L
C'est une relation que Saint-André a faite oralement au prêtre Hattingais. Une autre, écrite par Saint-André lui-même, se trouve dans l'édition des Mémoires de l'abbé Ledieu. Entre les deux versions, il existe quelques différences sans importance, Saint-André est très précis parce qu'il a assisté Bossuet à ses derniers moments.