BOSSUET
— Frorré (P.). Bossuef, évêque de Meaux, dévoilé. — Voir chapitre Histoire religieuse, protestantisme.
— Testament de Bossuet el inventaire de ses biens, pub. p. E. Levesque, Rev. Bos., 1901, t. IT, p. 129-174, 211-236.
. — La Rues (Charles nt), 1643-1725, Oraison funèbre, prononcée le 23 juillet 1704, Paris, 1704, in-4°,
Quoique ce ne soit pas le meilleur des discours du célèbre Père jésuite, cette oraison funèbre est intéressante par les détails qu’elle fournit. Dans la première partie, l’orateur parle de l’origine de Bossuet (famille de parlementaires), de ses études, de ses principaux maîtres (Nicolas Cornet et Vincent de Paul) et de sa mission à Metz : déjà Bossuet était « irréprochable dans sa vie jusqu’à faire rougir la plus hardie médisance ». Puis La Rue explique que Bossuet pénètre à la cour par son mérite seul : il caractérise sôn éloquence dans la prédication, les œuvres écrites pendant qu'il était précepteur du dauphin et la mission accomplie à Meaux pendant l’épiscopat. Enfin, l’orateur s'attache à montrer que Bossuet combattit toujours pour la vérité : à Metz, il réfute l'ouvrage d’un ministre; son exposition de la doctrine de l’église favorise la conversion de Turenne; son Æistoire des variations est capitale dans la lutte contre le protestantisme ; enfin son rôle dans la question du quiétisme est de premier plan. Il est à remarquer que, si le Père La Rue insiste sur ce dernier point, il ne dit rien du rôle joué par Bossuet à l’assemblée de 1682.
— Cuoisy (François Timoléon, abbé ne), 1644-1724, Éloge, prononcé à l’Académie française, Paris, 1704, in-4°, 20 p.
En relations suivies avec Bossuet, Choisy a pu faire avec exactitude un résumé chronologique de la vie. Dans son discours, le passage le plus curieux est celui qui a trait aux libertés de l’église gallicane. :
— Recueils, n° 1309, 1310 et 1488.
Voir : — chapitre Leltres, n°* 1081 et 1183; — G. Lanson, Manuel bibliographique de la lillérature française moderne, XVII siècle, n°° 6410-6566; — Petit de Julleville, Histoire de la langue et de la liltérature françaises ;
— À. Rébelliau, Rev. crit., 1900, 2, 45-50; — H. Chérot, Ét., 1900, t. LXXXIN, p. 395-407, et 1901, t. LXXXVII, p. 836-841; — Delmont (Ch.), Autour de
Bossuel, Paris, 1901, 2 vol. in-8°; — Rébelliau, Bossuet historien du proles- :
tantisme, 3 édit, Paris, 1909, in-8; — Welschinger, Rev. hebd., 1910,
15 octobre; — Hardy, F. hist., 1910, octobre; — E. Longuemare, Bossuel et .
la sociélé française sous le règne de Louis XIV, Paris, 1910, in-16°; Gazier, Bossuet el Louis XIV, Paris, 1914, in-8°, 198 Pi ; — Rens Bossuet, Paris, 1916, in-16°; — v. n° 1805.
1546. BOUCHERAT (Louis), 1616-1699. — Seecey (Brice Bauderon »£), ancien lieutenant général du bailliage et siège présidial de Mâcon. Le cog royal ou le blason mystérieux des armes de Mon=. seigneur Boucherat, chancelier de France, Mâcon, 1687, in-12°,
142 p. Re
Livre extraordinaire, nuageux et ampoulé : verbiage, d’un bout à l’autre. L'auteur explique les qualités de Boucherat par ‘des devises. Tout cela au milieu d’allusions aux prodiges racontés dans rt
toire ancienne. Peut-être est-ce l’œuvre d’un catholique enthou- -
siasmé par l'attitude de Boucherat, chargé d'exécuter, la révocahun de l’édit de Nantes? — V. n° 1419.
— La Rooue (Jean px), + 1711. Oraison funèbre, Paris, 1100, é
in-4°, 24 p., ou dans SA Cr je L'auteur, oratorien, donne quelques détails sur la vie de Bouches. rat avant qu'il fût nommé chancelier, sur sa carrière de conseiller d'état et d’intendant. Le reste contient beaucoup de phraséologies ” — Cuarpuis (le Père jésuite). Oraison funèbre, prose à Dir Lyon, 1700, in-4°, 32 p. Hs Chappuis a été probablement informé par l’évêque de Die, Pajot
du Plouy, qui était parent de Boucherat et avait été élevé par ln. 1 Aussi son discours peut-il être consulté. La première partie expose
la naissance et les qualités du défunt : puissance de travail, connaissances étendues, modestie, puisqu'il n’a jamais recherché les charges, tout cela a valu à Boucherat d’être apprécié par Louis XIV, et l’auteur fait le résumé de la carrière administrative du futur
chancelier. Dans la seconde partie, il expose les suites de la Révo-
cation et le rôle joué par Boucherat, son œuvre judiciaire : il ter-* mine.en faisant l'éloge de l'homme privé, du père des pauvres.
1547. BOUFFLERS (Louis François, due DE), 16444711. — La Rue (Charles De), 1643-1725. Oraison funèbre, Paris, 1712, in-4°. — Aut. édit. : 1715.