BOUHOURS, BOUILLON
C’est la meilleure de toutes les œuvres du Père jésuite. Il y développe l’idée que Boufflers a reçu ce qu’il devait à sa naissance par sa rare valeur, à son roi par son zèle infatigable pour sa personne et son état, à sa conscience par sa religion sincère ef son exacte probité. Descendant de chevaliers qui, depuis le xin° siècle, avaient combattu, Boufflers devait être un homme de guerre et, en effet, il fit les campagnes de Djidjelli et de Flandre pendant la guerre de Dévolution, servit brillamment sous Turenne, Condé, Luxembourg et Créquy pendant celle de Hollande et remporta de grands succès pendant celle de la Ligue d’Augsbourg. L’orateur insiste particulièrement sur la défense héroïque de Namur (1695) et de Lille (1708) et sur la bataille de Malplaquet. Il termine par le portrait de l'homme privé, pieux, désintéressé, n'ayant pas amassé des richesses et se contentant de la vie de famille. Boufflers fut « aussi assidu au service qu'il était peu assidu à la cour ».
— Porssox (Pierre), + 1744. Oraison funèbre; prononcée le 12 août 1712 (anniversaire de la mort de Boufflers), Paris, 1712, in-4°, ou dans Migne, t. XXXIIL.
Dans la première partie, le Père cordelier fait une biographie ‘étendue du maréchal et compare Turenne et Condé, qui furent les maîtres de Boufflers. Dans la seconde, il énumère les vertus du héros qui fut humain et modéré, libéral et équitable, doux, affable et pieux. Ce discours, long peut-être, est éloquent et plein
-de mouvement.
— Recueil, n° 1309.
Voir : — chapitre Lettres, n° 1221.
1548. BOUHOURS (Dominique), 1628-1702. — Éloge historique, Paris, 1702, in-4°, ou Mém. Trév., juin 1702.
Voir : — chapitre Leltres, n° 1189.
1549. BOUILLON (Emmanuel Théodose de La Tour d'Auvergne, cardinal DE), 1643-1715. — Autobiographie, pub. dans Saint- Simon, Mémoires, édit. A. de Boislisle, t. XXVI, appendice 6, p. 479-483.
C’est un fragment seulement : il s’agit de la jeunesse et de la vie
de Bouillon jusqu’à son élévation au cardinalat. Les détails sont précis et abondants. Peut-être le rédacteur est-il un secrétaire qui a écrit sous l'inspiration et le contrôle du cardinal.
— Anereviuce (abbé n°). Apologie de Son Éminence le cardinal de Bouillon, si., 1706, in-12°, 58 p., ou Cologne (Amsterdam), 4706, in-12°, 130 p. ;
Le titre et la date de cet ouvrage en indiquent le caractère. Le cardinal avait refusé, malgré les ordres du roi, de quitter Rome : Amfreville donne les raisons de cette désobéissance. L'ouvrage a été aussi attribué à l’abbé de Choisy : voir Saint-Simon, Mémoires, édit. A. de Boislisle, &. VIT, appendice 8, p. 480 et sq.
Voir : — chapitre Leltres, n°’ 1056 et 1256; — et n° 1408.
1550. BOUILLON (Frédéric Maurice de La Tour d'Auvergne, duc DE), 1604-1652. — Lanczane (Jacques ne). Mémoires de la vie de Frédéric Maurice de La Tour d'Auvergne, duc de Bouillon, avec quelques particularités de la vie et des mœurs de Henri de La Tour d'Auvergne, vicomte de Turenne, Amsterdam, 1691, in-12. — Aut. édit. : Paris, 1692, in-12°, 263 p.
Langlade a été le nor nuE ai duc de Bouillon, frère de Turenne. Dans le livre qu'il a consacré à son protecteur, il ne raconte rien de la jeunesse parce que, dit-il, « je ne veux rien avancer que je n’aye vu, et dont je ne sois très assuré ». Il commence aux débuts du duc de Bouillon en Hollande, où 1l guerroiïe sous Maurice de Nassau. Passé au service de la France et venu à la cour, le duc s'associe avec le comte de Soissons pour se révolter contre Richelieu et réussit à conclure une paix avantageuse. La conspiration de Cinq-Mars vint mettre fin à sa fortune : arrêté à l’armée d'Italie, dont il avait obtenu le commandement, il dut, pour pouvoir sortir de prison, » céder la ville de Sedan au roi. Calviniste, marié à une catholique, . il abjura, devint, pour quelque temps, le chef de l’armée pontifi- 2 cale, se retira à Turenne et mourut peu après. Sur tous ces points … de l'existence si agitée du duc de Bouillon, Langlade donne des détails précieux, en particulier quand il examine les causes de le conspiration de Cinq-Mars. AIR,
Voir : — n° 1408.