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CHÂTILLON

1585. CHATILLON (Gaspard IV de Coligny, duc DE), 1615- 1649. — Faure (François), 1612-1687. Oraison funèbre, Paris, 1649, in-4°, 38 p.

L’ ES simple cordelier, qui devait devenir évêque d'Amiens, a essayé de retracer la vie de ce petit-neveu de l'amiral Coligny, ami de Condé et époux de la fameuse duchesse de Châtillon. Pour montrer qu'il appartient à l’une ‘des plus nobles et des plus anciennes maisons de France, il remonte jusqu’à l’origine de cette famille. Puis il raconte la vie militaire du duc qui, après avoir pris une part glorieuse aux combats depuis 1637, finit par succomber pendant la Fronde à l’attaque du pont de Charenton en 1649. Enfin, il veut exposer que Châtillon a été un chrétien fervent, et il insiste sur son abjuration du calvinisme et sur sa mort édifiante : cette troisième partie est excessivement faible. Cette oraison funèbre ne donne pas une idée de ce que fut vraiment Châtillon : c’est aux mémoires contemporains qu'il vaut mieux recourir.

1586. CHÂTILLON (Isabelle Angélique de Montmorency, : duchesse DE), 1627-1695. Fille du duelliste Montmorency-Boutteville et sœur du maréchal de Luxembourg, la duchesse de Chàtillon à été d’abord connue par sa galanterie, est devenue une des héroïnes de la Fronde et a eu avec son second mari, le duc de Mecklembourg, des démèlés célèbres. Dans la Galerie des portraits de M'° de Montpensier (n° 1303), elle s’est dépeinte elle-même avec soin et en se flattant quelque peu, tandis qu’au contraire Bussy- Rabutin, dans son Æistoire amoureuse des Gaules, s’est appliqué à ne pas la ménager.

— Histoire véritable de la duchesse de Châtillon, Cologne, 1697,

- in-12°, 192 p . : 1699, 1700.

C’est moins une biographie qu’une apologie, écrite par un auteur . anonyme, qui a connu la duchesse, pour protester contre les appréciations de Bussy-Rabutin. Il se porte garant de la vertu austère de M* de Châtillon, qui résiste à l’amour avec une énergie farouche et triomphante : à l'appui de sa thèse, il invente une foule de détails. Son livre est une contre-vérité.

Voir : — E. Filleul, /Zsabelle Angélique de Montmorency, duchesse de Châ-

tillon, Paris, 1878, in-8°, 194 p.; — E. Magne, Madame de Châtillon, Paris, 1910, in-18°; — Fromageot, Une cousine du grand Condé, Rev. El. Hist., 1910, 1911, 1912; — Ségur, La jeunesse du maréchal de Luxembourg, ele. -

1587. CHAULNES (Honoré d'Albert d’Aiïlly, seigneur de Cadenet, duc DE), 1581-1649. Frère d'Albert de Luynes, maréchal de France en 1619, il fit la campagne contre les protestants en 1621, fut chargé d'une mission en Angleterre lors du mariage d'Henriette de France avec Charles [°, et, lorsque la guerre éclata en 1635, reprit les armes : il combattit surtout dans le nord de la France et prit Arras en 1640. Comme le dit Saint-Simon, il mérita ainsi «les dignités prématurées que sa faveur lui avait obtenues ».

— Le Pace (Thomas). Haranque funèbre, Paris, 1651, in-4°, 43 p.

Ce révérend Père dominicain n’arrive à son sujet qu'après beaucoup de détours. Il passe en revue la vie diplomatique et militaire du duc de Chaulnes et il s'attache à montrer, avec une certaine finesse, de quelle façon habile Chaulnes sut éviter les « écueils de la cour » sous Richelieu et sous Mazarin. Il est regrettable que tout cela soit perdu au milieu de nombreuses phrases inutiles.

1588. CHAVIGNY (Léon Bouthillier, comte DE), 1608-1652: Fils d’un ami de Richelieu et protégé par celui-ci, Chavigny eut une rapide fortune : secrétaire d'état en 1632, il prit part à toutes les négociations. Supplanté par Mazarin en 1643 et rendu à la vie privée, il se perdit dans toutes sortes d’intrigues lors de la Fronde: revenu temporairement au ministère en 1651, il mourut subitement l’année suivante à la suite d’une humiliation que, d’après Saint-Simon, Condé lui aurait infligée.

— NourrEau (Jean Baptiste). Le grand homme d'état selon toutes les maximes de la politique chrétienne, la seule vraie politique du monde, sur l'original de trois des plus grands hommes de notre siècle, deux morts et un vivant, en la harangue funèbre de feu messire Léon Bouthillier, comte de Chavigny, prononcée en la cathédrale de Saint-Brieuc, le 24 novembre 1652, Rennes, 1653, in-4°, 37 p.

Le contenu ne justifie point le titre prétentieux de cet ouvrage d'un docteur en théologie. Celui-ci ramène tout à l’idée que pour

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