CHANTAL
c’est-à-dire les prophéties et les miracles. Il a ajouté encore une foule de citations empruntées à l’histoire ancienne et exprimées dans un style d’une lourdeur excessive. Cependant, ses réflexions sont parfois intéressantes. Ce contraste a amené un écrivain contemporain à dire fort justement que c’est un « livre absurde et délicieux où il est question absolument de tout, voire de Philon et de la Mère de Chantal ».
— Mauras ou Tour (Henri Cauchon pe). Vie de la vénérable Mère Jeanne Françoise Frémyot, fondatrice de l'ordre de la Visitation de Sainte-Marie, Paris, 1644, in-4°. — Aut. édit. : 1645, 1646, 1647, 1653, 1658, 1662, 1667, 1672, in-4° ou in-8°.
Le succès du livre, composé par le futur évêque d'Évreux, s’ex-
plique par ce fait qu'on ne connaissait pas les mémoires de la
Mère de Chaugy. L'auteur les a eus entre les mains, les a refaits,
arrangés et même défigurés.
— Rasurn (Louise Françoise ne). La vie en abrégé de Madame de Chantal, première Mère et fondatrice de l'ordre de la Visitation de Sainte-Marie, Paris, 1697, in-12°, 254 p. — Aut. édit. : 1698, 1752, 1769, 1772.
Ce petit livre a été écrit par la marquise de Coligny, petite-fille de M°° de Chantal : peut-être son père, Bussy-Rabutin, y a-t-il collaboré (v. Gérard-Gailly, Bussy-Rabutin, Paris, 1909, in-8°). Adressé à M°° de Maintenon, l’ouvrage est clair, sec et précis et contient un petit nombre de lettres de M"° de Chantal.
— Mansouuier (Jacques), 1647-1724. La vie de la vénérable Mère de Chantal, Paris, 1717, 2 vol. in-12°.
Très nombreuses éditions à Paris et à Lyon jusqu’en 1856. Marsollier a été appelé avec exagération « le plus infidèle des biographes ». Cette appréciation est toutefois exacte en ce qui concerne son livre sur M"° de Chantal. L'auteur n’a pas fait de recherches et ne s’est pas préoccupé des sources. Il à écrit une série de dissertations philosophiques et ne s’est pas attaché à faire une œuvre historique.
— Recueil, n° 1371 (très peu de chose).
Voir : — Ed. de Barthélemy, Étude sur la vie de Jeanne Françoise Frémyol, baronne de Rabutin-Chantal, Paris, 1860, in-8°; — Em. Bougaud,
Histoire de Sainte-Chantal el des origines de la Visilalion, Paris, 1861, 2 vol. in-8° (12° édit. en 1892); — H. Brémond, Sainte-Chantal, Paris, 1912, in-18°,. 243 p. (bon); — chapitre DATER n° 935. *
1581. CHAPELAIN (Jean), 1595-1674. Malgré sa croit exagérée, le « grand prévôt des lettres françaises » n’eut pas l'hon- | neur, de la part de ses contemporains, d’une biographie. Il est vrai | qu'alors sa gloire était déjà bien diminuée, et il a dû attendre.
— Recueil, n° 1479.
— Documents pub. p. E. J. B. Rathery, Bu. Bib., 1863, p- 271-
Publie le testament de Chapelain, très curieux à cause du parts cille qui a trait à la bibliothèque. Les soins minutieux que Chapelain prit pour la conserver intacte furent malheureusement infructueux.
Voir : — chapitre Lettres, n° 1012; — Briquet, Bul. Bib., 1872.
1582. CHARPENTIER (François), 1620-1702. Sur ce littérateur, Ë qui fut un confident de Colbert, membre de l’Académie française et l’un des fondateurs de l’Académie des MAR et RÉGIE voir Recueil, n° 1481.
1583. CHÂTEAUNEUF (Charles de l’Aubespine, marquis Dee 1580-1653. — Berruer (François). Discours funèbre, Bourges, 1653, in-4°, 42 p.
Ce n’est pas évidemment cette oraison funèbre qui peut permettre de connaître la vie mouvementée, le goût de l'intrigue et le caractère flottant de Châteauneuf. L'auteur, un Père carme, suit bien l’ordre chronologique : mais les renseignements qu'il donne sont réduits à quelques lignes, quand on les débarrasse de toutes. les inutilités que contient ce discours. Pour apprécier Châteauneuf, il faut recourir aux mémoires et aux correspondances du temps. !
— Recueil, n° 1489.
1584. CHÂTEAURENAULT (François Louis Rousselet, marquis DE), 1637-1716. — fragment inédit de Saint-Simon, dans Mém., édit. de*Boislisle, t. XI, tppsniiee 1, p. 417-418.
Notice résumée.
Voir : — Calmon-Maison, Le maréchal de Châleaurenault, Paris, 1903, in-8°,