CONCINI
sa femme, un autre contre Léonora Galigaï, un recueil des charges contre Concini et sa femme, ete: Tous ces documents sont utiles.
— Lettre du roi aux gouverneurs de ses provinces, Paris, 1617, in-8°. e,
Circulaire dans laquelle Louis NI expose les raisons qui l’ont amené à se débarrasser du maréchal d’Ancre. Elle fut traduite en allemand et répandue dans l’Empire, 1617, in-4°. D’autres lettres officiellés du même genre furent adressées par Louis XII au parlement de Bretagne, etc. Le roi donna même communication de son acte aux princes révoltés : v. Bul. Soc. H. F., 1853, p. 115. me" Les particular ités de la mort tragique da maréchal d'Ancre, Lyon, 1617, in-8°. — Aut. édit. ‘: Aix, 8 p.
Bref récit, inférieur aux relations citées ci-dessus. … — Notice sur les Concini, pub. dans édit. des Mémoires de Richelieu (S. H. F.), t. IT, appendice 1, p. 403-411. Cette notice a été écrite pour servir à la rédaction des Mémoires. Elle est très défavorable à Léonora Galigaï, dont elle signale le caractère désagréable et sur qui elle fait retomber toute la respon- sabilité. Concini n’est qu’au second plan et est jugé avec modéra- tion. Ces idées se retrouvent dans les Mémoires, p. 225-232, où le portrait du maréchal est plus développé.
— Dupuy (Pierre). Histoire des plus illustres favoris anciens et modernes, Leyde, 1659, in-4° : v. ci-dessus.
— Documents de 1611 à 1617, pub. p. F. Pouy, Concini, maré- . chal d'Ancre, 1885, in-8°, 156 p.
Ces documents sont, pour la plupart, extraits des registres des délibérations de l’échevinage d'Amiens : ils se rapportent à l’administration de Concini, pendant que celui-ci était gouverneur de cette ville. (En outre, bibliographie.)
— Procédures et arrêts contre les accusés de crime de lèsemajesté, contenant plusieurs informations, interrogations et autres pièces du procès de la maréchale d'Ancre en 1617, pub. dans Doc. Hist., 1910, et par F. Hayem, Le maréchal d'Ancre et Léonora Galigaï, Paris, 1910, in-8°, 312 p.
Ces documents sont nombreux et instructifs. Ils RD que l'accusation de sorcellerie ne fut guère prouvée et que la cupidité
de Léonora était excessive. Le procès qui lui fut intenté fut en réalité un procès d'intérêt politique; 4 fallait une seconde victime.
— Arrêt du conseil du roi (31 mars 1618), pub. p. R. de Crèvecœur, Un document nouveau sur la succession des Concini, Paris, 1891, in-8°, 67 p.
De ce texte ressortent l’avidité a Concini, dont la fortune tout entière avait été mise sur le nom de Léonora seule, et aussi celle des courtisans qui se partagèrent les dépouilles : Vitry, par exemple, reçut pour sa part 200,000 livres. Cet arrêt montre aussi l'habileté des créanciers des Concini qui, après la mort de leurs débiteurs, s’'empressèrent de sauvegarder leurs intérêts.
— Recueil, n° 1489.
Voir, outre les ouvrages signalés ci-dessus : — D. Sandellius, De Concini .
vila, Brescia, 1767, in-4°; — Stabenrath (Ch. de), Red. Ro. et Norm., 1839, 2° semestre, p. 284-294; — Tamizey de Larroque, Rev. Quest. Hist., t. NI,
p. 545-549; — Pigallet, Étude sur Concini, dans Posilions des thèses de l'École des charles, Mâcon, 1903, in-8°, p. 135-140; — L. Batiflol, Za vie intime d'une reine de France, Paris, 1906, in-8; — L. Batiffol, Le roi
Louis XIII à vingt ans, Paris, 1910, in-8°; — L. Batiffol, Le coup d'élat du 24 avril 1617, Rev. hist., 1907 et 1908, t. XCV et XCVI; — R. Lavollée, Za
mort de Conchine et de Léonora, Cor., 1909, t. CCXXX VII, p. 320; — E. Dau-
det, Louis XIII et Concini, Rev. hebd., 1910, t. IX, p. 315-393 QE Chanoiïne-
Davranches, Le maréchal el la marquise d'Ancre, T. Ac. Rouen, année 1910-.
1911, Rouen, 1912, in-8°, p. 213-392; — L. Capelleti, La sorella di lattesdi Maria de Medici, Ras. naz., t. CLXXIII et CLXXIV; — chapitre Leltres, n° 948 ; — chapitre Journaux et Pamphlets.
1603. CONDÉ (Henri II de Bourbon, prince DE), 1588-1646.
D'abord entrainé dans la révolte après 1610, Condé fut le chef
des nobles mécontents jusqu’en 1620. Après cette date, il se rallia à la cause royale et devint un serviteur fidèle de Richelieu; il saerifia son rôle politique à des intérêts personnels et familiaux, com-
mandant des armées pour le compte du roi et s'appliquant en
même temps à retirer, de son zèle, les plus gros bénéfices maté-
riels. Richelieu mort, il servit Mazarin autant par conviction que
pour assurer la fortune de son fils.
— iersrux (René de Cumont, sieur pe), + 1635. Véritable dis-t
cours de la naissance et vie de Monseigneur le prince de Condé, pub. p. E. Halphen, Paris, 1861, in-8°, 106 p.