‹ L'Histoire de FranceChapitre 59 sur 145 · CORNET, COSNAC · texte numérisé non relu

CORNET, COSNAC

de leurs caprices ». Ces allusions à la disgrâce injustifiée de Conti sont encore accentuées par l’orateur qui montre que le défunt fut un « prince humain », simple et pieux, regretté de tous.

. — Recueil, n° 1309.

? Voir : — chapitre nr n° Fran: — duc de La Force, Rev. D. M., 1921, 1er avril.

1610. CORNET (Nicolas), 1592-1663.

Après avoir fait de sérieuses études, il devint grand maître du collège de Navarre et PEUE de la faculté de théologie. Il eut une autorité incontestée jusqu'au moment où il dénonça les cinq pro- . positions dé Jansénius; il que alors en butte aux attaques des jansénistes.

— Bossuer (Jacques Bénigne), 1627-1704. Oraison funèbre, Amsterdam, 1698, in-12°, 96 p.

Elle a été publ. p. (nets François Cornet, neveu du défunt, qui à ajouté une biographie de son oncle : l'authenticité en a été

. contestée sans preuves par dom Deforis; cg discours a été prononcé |

le 27 juin 1663. Bossuet loue la scrupuleuse honnèteté de son maitre, sa modestie qui lui fait refuser toutes les propositions avantageuses et son autorité qui lui vaut, de la part des savants,

des consultations incessantes. Il aborde aussi la question du jansé- -nismé, les attaques subies par Cornet, qui « ne s’est pas laissé

surprendre à cette rigueur affectée qui ne fait que des superbes et des hypocrites », et qui se montre toujours d’une fermeté invincible. :

— Recueil, n° 1324.

Voir : — Gazeau, El., février 1874 et juillet 1875; — E. Soyez, Nicolas Cormet, grand maître du collège de Navarre, Amiens, 1880, in-4°.

1611. COSNAC (Daniel DE), 1630?-1708. Mémoire sur differentes choses que m'a contées l'archevéque d'Aix dans différents séjours que j'ai faits avec lui.

Cette biographie a été publiée d’abord dans le Journal «de Genève selon Mathieu Marais, puis, en 1745, dans le tome I du recueil A-Z, et enfin par de Cosnac, édit. des Mémoires, &. I,

p. 193-243. Elle a été attribuée soit à l'abbé de Choisy, soit au

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maréchal de Tessé, soit à Cosnac lui-même; l'éditeur des Mémoires repousse cette dernière attribution en signalant les différences de fond (erreurs de fait) et de style (plus vif) qui existent entre les Mémoires et la biographie. Celle-ci ne peut donc servir que pour contrôler les Mémoires.

Voir : — chapitres Mémoires, n° 800, et Leltres, n° 1209.

1612. COSPÉAN (Philippe), 1571-1646.

Né à Mons, il étudia dans sa ville natale, puis à Louvain et à Paris, où 1l se fit naturaliser français en 1604. Après avoir enseigné brillamment la philosophie et la théologie, il s’adonna à la prédication, genre dans lequel il acquit une grande réputation. Il

fut successivement évêque d’Aire (1607), de Nantes (1621) et de

Lisieux (1636).

— Roëx (Jean), de Rouen. Philip Cospeani, Aturensium epis-

copi, nupera in urbem reversio, Paris, 1607, in-4°, 39 p. Donne des détails sur les débuts de Cospéan et sa célébrité naissante; a été fort utilisé par Livet (v. ci-dessous). ete

— fa Viexe (David px). Miroir de la bonne mort ou méthode de

bien mourir, tirée des dernières paroles de l'évêque de Lisieux,

Philippe de Cospéan, dressée en forme d'oraison funèbre, Paris,

1646, in-4°, 49 p.

L'auteur est le Père franciscain qui assista Cospéan à ses derniers moments. Il a composé son ouvrage pour l'édification des fidèles, auxquels 1l veut montrer, en citant abondamment les textes de l'Écriture sainte, qu’ils doivent se préparer à bien mourir. De l’évêque et du rôle qu’il a joué, il n’est aucunement question.

— Le Mée (René). Le prélat accompli représenté en la personne

d'illustrissime seigneur Philippe Cospéan, évêque et comte de

Lisieux, Saumur, 1647, in-4°.

Ce cordelier s’est proposé d'examiner ce que doit être un évêque et ce qu'avait été Cospéan. Les cinq livres traitent de la sainteté, de la charité, de la prudence, de la doctrine et de la mort du prélat. En réalité, à propos de « ce saint Ambroise de notre France,

cet apôtre de nos jours », l’auteur a composé cinq sérmons au …

milieu desquels disparaissent les rares détails biographiques:

Voir : — baron Stassart, Note relative à Philippe Cospéan, Bruxelles, 1850,

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