‹ L'Histoire de FranceChapitre 58 sur 145 · POTTER PET , FR D · texte numérisé non relu

POTTER PET , FR D

2 1609. CONTI (François Louis de Bourbon, prince DE), 1668 à 1709.

Second fils des précédents,:1l fut l'homme le plus remarquable de sa famille. Élevé par sa mère, puis par le prince de Condé qui lui avait fait épouser sa petite-fille, très aimé de Luxembourg, dont il était le « cœur et le confident », il eut en partage l'esprit et le courage. Aussi Louis XIV, que certaines lettres écrites par le prince avaient irrité, le tint-il à l’écart et ne lui donna-t-il aucune occasion de manifester ses qualités. Il fut même heureux de se débarrasser de lui en l’envoyant briguer la-couronñe de Pologne. Saint-Simon nous décrit la DORUTAEE du prince et l'affiction générale au moment où il mourut.

— Gérou. Oraison funèbre, M pu 1709, in-4°, 29 p P-

L'auteur, un prêtre, ne s'attache qu'aux vertus de Conti.

— Massizcon (Jean Baptiste), 1663-1742. Oraison funèbre, Paris, 1709, in-4°, 74 p.

C’est la seule oraison funèbre que Massillon ait publiée. de son. vivant. Elle est très courageuse; Massillon ne se borne pds à faire l'éloge du défunt; s’élevant plus haut, il s'attaque aux princes et aux grands et critique leur manière d'agir. Aussi les louanges qui accueillirent ce discours quand il fut prononcé se transformèrentelles en récriminations quand il fut imprimé. L'auteur montré que Conti « entra dans le monde avec tout ce qu’il faut pour y plaire et pour y périr ». Il fait le portrait du héros, expose ses vertus. militaires, développées par l'influence de Condé, et raconte les” actions d'éclat accomplies en Allemagne, en Hongrie, à Stein. kerque, à Neerwinden. Massillon passe ensuite à la vie civile et » expose que Conti fut un « bon sujet, bon ami, vrai, affable, humain, modeste, sage et, dans toutes les situations, toujours égal à lui-même ». Ici se trouvent les phrases sévères dont la dureté” G" s'explique par les circonstances au milieu desquelles le discours fut prononcé (juin 1709) : les princes, « s’ils savent se faire aimer, À n'aiment jamais beaucoup eux-mêmes »; les grands « ne voient jamais des hommes que la surface et n’en aiment souvent quel le & faux" »; ils « croient que tout est fait pour eux et que:les autres hoptaies ne sont nés que pour porter le poids ou de leur orgueil ou.

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