‹ L'Histoire de FranceChapitre 63 sur 145 · DESMARETZ, DOMAT · texte numérisé non relu

DESMARETZ, DOMAT

Voir : — chapitre Lettres, .n° 987; — Du Pont-Bertrix, Æloges el caractères des philosophes les plus célèbres, Paris, 1726, in-12°, p. 288-326; — Savérien (Al.), Histoire des philosophes modernes, Paris, 1760-1769, in-1%, t. A, p. 191-319.

1622. DESMARETZ (Nicolas), 1648-1721.

Neveu de Colbert, qui le prit dans ses bureaux, Desmaretz tomba subitement en disgrâce, accusé de malversations. Rappelé par Chaimnillart, il fut son successeur en 1708 au contrôle général des finances et dirigea celles-ci avec habileté pendant la période la plus critique du règne de Louis XIV. Après la mort du roi, il se retira dans sa terre de Maillebois. Il était fort connu du père de Saint- Simon, qui le soutint pendant son exil, et le mémorialiste luimême en à parlé souvent dans ses Mémoires, le critiquant parfois, lui rendant justice ensuite. Les renseignements qu'il fournit sur lui sont précieux, quoiqu’on doive les contrôler. Voir surtout Additions au Journal de Dangeau, pub. p. A. de Boislisle dans l'édition des Mémoires, t. VII, p. 394-397, — et, en outre, les textes utilisés

+ par le même savant dans son article sur Desmarefz et l'affaire des

pièces de quatre sols, p: 521-591.

Voir : — Rev. nob., 1865, t. IT, p. 530-533; — chapitre Lettres, n° 1210.

1623. DOMAT (Jean), 1625-1696.

Celui que Boileau à appelé le « restaurateur de la raison dans la jurisprudence » naquit à Clermont-Ferrand. Petit-neveu du Père Sirmond, il fut élevé au collège de Clermont chez les Jésuites et devint ensuite leur ennemi : lié avec Pascal, il fut entraîné vers le jansénisme. Avocat du roi au présidial de Clermont-Ferrand, où il resta trente ans, il provoqua, en partie, la réunion des Grands Jours d'Auvergne. En 1681, étant venu résider à Paris, il composa l'ouvrage qui fonda sa réputation, Les lois civiles dans leur ordre naturel.

— Mémoire pour servir à l'histoire de la vie de Monsieur Domat, pub. p. V. Cousin, Jacqueline Pascal, A8TS8, 9° édit., p. 428-436.

Cette chronique naïve est la source à laquelle les auteurs postérieurs ont puisé. Elle a été composée d’après les renseignements fournis par la sœur de Pascal, Marguerite Périer, qui avait connu Domat à Clermont-Ferrand et à Paris. Elle insiste sur les relations

du jurisconsulte avec la famille de Pascal et avec Port-Royal. Elle »

expose ses vertus privées, la scrupuleuse exactitude avec laquelle il

remplit ses fonctions, l'autorité qu'il acquit et ses travaux juri-

diques. Elle donne aussi des détails curieux sur la lutte que Domat

entama contre les Jésuites en Auvergne. C’est une source de pre

mière importance.

Voir : — Sainte-Beuve, Port-Royal, t. V; p. 523, note 1 (lettre sur la mort |

de Domat); — V. Cousin, J. S., janvier et février 1843 (doc); — Jouvet-Desmarand, Essai historique et crilique sur Domal, Riom, 1837; — Cauchy, Études sur Domat, Paris, 1853; — Fétu (E.), Domat et sa conception philo= sophique du droil, Paris, 1869 (ext. de Rev. lég. et jur.); — Loubers (H.), Jean Domal, philosophe et magistral, Montpellier, 1873, in-8°.

1624. DONADIEU DE GRIET (Barthélemy). — Mouner

(Étienne). La vie de messire Barthélemy Donadieu de Griet, évêque de Comminges, Paris, 1639, in-8°, 902 p

L'auteur, prêtre toulousain, déclare avoir connu le prélat auquel il a consacré un ouvrage compact. Sa biographie est complète, trop complète, pourrait-on dire : si on réduisait de moitié le livre, celui-ci y gagnerait fort. L’évêque apparaît là comme un prélat remarquable par sa douceur, sa charité, la régularité de sa vie, le

zèle avec lequel il accomplit sa charge dans le diocèse où il réside ca

constamment et qu’il organise.

1625. DU BOSC (Pierre Thomine, sieur), 1613 ou 1623-1692.— LE

Genore (Philippe). La vie de Pierre Du Bosc, ministre du Saint- ;

Évangile, enrichie de lettres…, Rotterdam, 1694, in-8°, 610 p. — Aut. édit. : Amsterdam, 1716 (augmentée).

Dans la première édition, la vie du pasteur protestant comprend 164 p. Écrite dans un style parfois pompeux, cette biographie a

néanmoins une grande importance parce que Le Gendre avait épousé la fille de Dubosc et qu'il a bien connu celui-ci; il cite des paroles, des lettres, des discours du pasteur. On voit là l’activité

diplomatique ou religieuse de Dubosc et le rôle qu'il a joué parmi,

les protestants pendant la première partie du gouvernement Fe sonnel de Louis XIV.

— CüruereL. La vérité triomphante de l'erreur ou la défaite a |

sieur Du Bosq, ministre de Caen en Nor mandie, Paris, 1681, in-# 10 p.

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