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DANGEAU, DAUGNON, DESCARTES

fils énumère les qualités de son père. Biographie correcte et intéressante.

Voir : — france protestante, édit. Bordier; — Sabatier (A. M.), Étude sur

: Daillé, Montauban, 1854 (thèse); — Mettey (E.), Étude sur Jean Daillé, Strasbourg, 1863 (thèse).

1619. DANGEAU (Philippe de Courcillon, marquis DE), 1638- 1720. — Fragment inédit de Saint-Simon, pub. p. A. de Boislisle dans l'édition des Mémoires, t. II, p. 453 et sq., appendice 16.

Dans ce long fragment, le mémorialiste fait le portrait de celui qui lui a servi de guide et raconte toutes sortes de particularités : tout en reconnaissant les qualités de Dangeau, il ne peut s’empécher de l’égratigner souvent et de montrer un injuste dédain pour un homme dont la noblesse n’était pas suffisamment ancienne.

Voir : — Merlet, Bul. Soc. Hist. P. F., 1857, p. 72-78 (utilise des documents inédits); — de Possesse, Dangeau et ses seigneurs, 1878; — Des Robert (E.), Le marquis de Dangeau et le Palalin, Rev. Quest. Hist., 190? (ambassade de Dangeau); — Notice par les éditeurs du Journal de Dangeau, t. 1; — chapitre Mémoires, n° 865. “

1620. DAUGNON (Louis Foucault de Saint-Germain Beaupré, comte DU), 16162-1659. — Fragment inédit de Saint-Simon, pub. p. À. de Boislisle dans l'édition des Mémoires, t. XX, p. 538, appendice 15.

Notice très courte dans laquelle est trop résumée la vie accidentée de ce gentilhomme qui, pendant la Fronde, sut en imposer à Mazarin et signer avec lui un accommodement fort avantageux.

Voir : — Berthomier (G.), Histoire du comte du Daugnon, Montluçon, 1890, in-8°, 63 p.

1621. DESCARTES (René), 1596-1650. — Borez (Pierre), 1620- 1689. Vitæ Renati Cartesii summi philosophi compendium, Paris, 1656, in-12°, 59 p.

Biographie, dédiée à Pellisson, excessivement brève, avec quelques documents à la fin, en particulier deux lettres du philosophe.

— Barnier (Adrien), 1649-1706. La vie de Monsieur Descartes, Paris, 1691, 2 vol. in-4° (Baïllet fit ensuite un abrégé qui est insuf=. fisant).

Entre tous les ouvrages du fécond érudit, c’est le seul que l’on puisse lire encore. Il est vrai que Baillet l’a composé avec soin et. qu'il a été soutenu par les nombreux documents qui lui ont été fournis. L'abbé Le Grand avait recueilli une foule de pièces (manuscrits de Descartes, mémoires de Clerselier), écrit en France et en Europe pour avoir des renseignements, retrouvé des lettres du philosophe et de ses correspondants, interrogé les personnes qui avaient été en relations avec Descartes et les membres de sa famille. 11 a fourni toutes ces indications à Baillet, qui a été chargé de la mise en œuvre. De là, un ouvrage très complet, divisé en huit livres, qui traitent non seulement de la vie de Descartes, mais encore de ses ouvrages et de sa doctrine. Il est fâcheux que Baillet ait usé des documents avec une trop grande liberté et qu'il ait voulu tenter d'expliquer le cartésianisme. Il faut donc faire deux

parts dans son œuvre : la partie philosophique est faible parce que

Baillet manque totalement d'esprit critique; la biographie est précieuse et contient une foule de renseignements. Ainsi s'explique la variété des jugements qui ont été portés sur ce livre : tandis que Malebranche le dédaigne, Victor Cousin en fait un grand éloge. Dès son apparition d’ailleurs, la critique s’était exercée. En 1692,

parurent les Réflexions d'un académicien sur la vie de Monsieur

Descartes, envoyées à un de ses amis en Hollande, La Haye, 1692, in-12°, 180 p., réfutation très serrée et très vive de l’ouvrage de Baillet; l’auteur va jusqu’à dire : « C’est une compilation historique, propre à imposer silence à tous les censeurs des jugements. » Cette réfutation est attribuée à Jean Gallois, au P. Le Tellier, ef, plus généralement, au P. Antoine Baschet. Elle dépasse le but qu’elle voulait atteindre; le livre de Baiïllet ne mérite pas la sévérité extrême du censeur. l

— D'autres vies de Descartes ont été écrites à l'étranger au xvn siècle : p. ex. celles de Jean Tepel (Nuremberg, 1673, in-8°), de Daniel Lipstorp dans son Æssai de la philosophie cartésienne, Leyde, 1653, in-4°, &. IL. Ces livres sont introuvables.

— Recueil, n° 1308.

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